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La mode en scène à New York

20 février 2004, 20:00

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Organisés du 6 au 13 février, les défilés new-yorkais ont donné le coup d?envoi des présentations du prêt-à-porter féminin de l?hiver 2004-2005, qui se poursuivront à Londres, Milan et Paris jusqu?au mardi 10 mars. Pas vraiment réputés pour les audaces créatives, les défilés sont ici avant tout dédiés à des lignes commerciales, dont le chiffre d?affaires est principalement concentré sur le continent nord-américain, à l?exception de mastodontes comme Calvin Klein, Ralph Lauren ou Donna Karan. «Dans deux semaines, la série Sex & the City va s?arrêter, et avec elle disparaîtra un certain fantasme de la mode à New York», déplorait le New York Times du 11 février, à propos de la série télévisée qui capte les obsessions vestimentaires du moment.

Entre les entrepôts en brique du Meat Packing District et les galeries d?art de Chelsea, une centaine de marques ont présenté leurs collections, parmi lesquelles Narciso Rodriguez, Perry Ellis, Diane von Furstenberg, le Brésilien Carlos Miele, la Française Catherine Malandrino ou Michael Kors, dont le contrat chez Céline arrive à échéance en mars.

Oubliée la bimbo des collections été de septembre et dont la panoplie commence à emplir les magasins: la star des défilés automne-hiver 2004 est incontestablement la bourgeoise, qu?elle soit austère et coincée, ou riche et fière de l?être.

La nouvelle collection de Calvin Klein, la deuxième dessinée par le dauphin du maître, Francisco Costa, a joué avec les codes du look WASP (white anglo saxon protestant): du blanc, noir, gris, beige, des tailleurs, manteaux de coupe militaire et robes longues mais réchauffés de décolletés très profonds, de jupes fendues très haut, de transparence indiscrète ou de tombés bouffants.

Il n?y a guère que chez Michael Kors, autre grand nom du sportswear américain, que la bourgeoise a l?air de vraiment s?éclater. Sourire, bronzage, couleurs lavande et chocolat, franges, fourrure, déferlante d?accessoires: ces belles plantes au look très «jet set» assument leur portefeuille bien rempli et leurs goûts de luxe.

Les podiums new-yorkais se sont par ailleurs fait les échos de la vogue du tricot qui s?empare de New York depuis quelques mois : presque partout, on retrouvait des pulls et gilets surdimensionnés en grosse maille, invitant à s?y blottir pour affronter le froid ou l?adversité.

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