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Pas de prime pour les médaillés des Championnats d?Afrique
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Pas de prime pour les médaillés des Championnats d?Afrique
Les Championnats d?Afrique de judo, compétition annuelle, ne répondent pas aux critères pour l?obtention d?une prime du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Cette décision a été prise en haut lieu et adhère à la section 4.3 du new cash prize scheme du ministère de la Jeunesse et des Sports qui stipule que : « The committee examined details of all major competitions and agreed that championships, which are orgainsed every 2 or 4 years, should be considered under the scheme. Championship organised yearly will not be considered. » Ce cash prize scheme est en vigueur depuis juillet 2002.
De ce fait, Dolly Moothoo ne sera pas récompensée pour le titre de vice-championne d?Afrique qu?elle a décroché le 5 octobre 2002 au Caire. Yannick David se retrouve dans la même situation car après avoir décroché le titre de champion d?Afrique des -66 kg en 2002, il attend toujours une récompense.
« Si on continue sur cette lancée, les judokas seront découragés et ne seront nullement motivés. De notre côté, nous avons fait toutes les démarches nécessaires et nous ne comprenons pas pourquoi, Dolly Moothoo ou Yannick David ne sont pas récompensés comme l?ont été les Priscilla Chery-Lebon et autres Antonio Félicité auparavant », laisse-t-on entendre du côté de la Fédération mauricienne de judo (FMJ).
Au MJS, on affirme qu?il n?y a rien à dire de plus : « Le new Cash prize scheme a été rendu public depuis juillet 2002. La fédération aurait dû manifester sa désapprobation bien avant. Pour le cas de Dolly Moothoo, c?est trop tard. On a des règles à respecter et on ne peut pas faire des exceptions et créer des précédents. Néanmoins, la FMJ peut faire un cas pour qu?on puisse reviser le scheme pour les prochains médaillés des Championnats d?Afrique de Judo. »
Dolly Moothoo, qui avait été élue athlète de l?année 2002 grâce à son titre de vice-championne d?Afrique, n?a pu être contactée pour une déclaration. Elle se trouve en Italie où elle récupère d?une blessure, contractée au cours des seize années qu?elle a consacrées à défendre le drapeau mauricien. La déception, c?est sa mère, Magna, qui l?a exprimée : « On lui doit cette prime. Elle s?est beaucoup sacrifiée pour le judo. Elle a été blessée au cours des compétitions et est actuellement en traitement et ce à ses propres frais. »
Magna Moothoo déplore même l?attitude des dirigeants sportifs : « Cela fait moins de deux mois depuis que Dolly a raccroché et on semble l?avoir déjà oubliée. Le MJS ne veut pas la récompenser et la Fédération de judo n?a rien fait pour elle. On a oublié sa contribution dans la progression du sport mauricien. »
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