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Ralph Lauren : Cuttaree met les points sur les I
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Ralph Lauren : Cuttaree met les points sur les I
A LA bagarre autour de Ralph Lauren, le gouvernement ajoute du piment. Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Jayen Cuttaree, affirme que les exploitants locaux de la griffe américaine font preuve de mauvaise foi. Il a fait état de son mécontentement hier lors d?une conférence de presse à l?Hôtel du gouvernement.
Jayen Cuttarree a tenu à préciser que le gouvernement n?a rien à voir avec l?injonction émise par la Cour suprême, vendredi, interdisant les opérateurs mauriciens de fabriquer ou de commercialiser les produits Ralph Lauren. L?action a été initiée par les propriétaires de la marque, Polo/Lauren Co. L.P de New York. ?Les fabricants et les revendeurs concernés le savent pertinemment bien. Ils font preuve de malhonnêteté en venant dire que le gouvernement est responsable de l?action en cour?.
Le ministre affirme avoir écouté les doléances des exploitants locaux la semaine dernière, lors d?une rencontre. Les autorités étaient d?accord pour leur accorder un moratoire raisonnable afin de leur permettre d?écouler les produits en stock et de se recycler dans d?autres créneaux. Or, l?injonction de vendredi vient tout remettre en question.
Une loi bientôt opérationnelle
Les Américains ont décidé de prendre les choses en main après avoir constaté que l?exploitation de leur marque à Maurice se faisait dans des conditions qui leur portaient préjudice. Jayen Cuttaree situe le combat contre la contrefaçon dans un contexte plus large que la présente polémique. L?Organisation mondiale du commerce (OMC) exige de tous les Etats membres des lois pour protéger la propriété intellectuelle sur leurs territoires respectifs. ?Déjà, Maurice se fait un mauvais nom en tant que pays qui fabrique des produits contrefaits?, déplore le ministre. Il évoque d?ailleurs le refus du propriétaire de la marque Kenzo d?installer une unité de production de vêtements à Maurice, ayant constaté l?étendue de ce fléau dans l?île.
Pour le ministre du Commerce international, Maurice perdra son pari de devenir un producteur de textile-habillement haut de gamme ou encore un centre reconnu de développement de logiciels si les violations aux droits de la propriété intellectuelle ne sont pas maîtrisées. ?Les investisseurs veulent une sécurité légale avant de traiter avec un pays. Ils veulent que leurs marques soient protégées?, explique-t-il.
La loi sur la propriété intellectuelle à Maurice, le Patents, Industrial Designs and the Trademarks Act 2002, sera bientôt opérationnelle. Les règlements nécessaires à son application ont déjà été finalisés. Toutefois, les délais accordés aux fabricants et aux revendeurs des vêtements Ralph Lauren ne seraient pas étrangers au retard apporté à l?entrée en opération de la loi.
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