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Les patrons retrouvent le moral

31 janvier 2004, 20:00

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Les hommes d?affaires mauriciens continueront en 2004 à regarder l?avenir avec optimisme. C?est ce qu?indique le 10e MEF Annual Business Trends Survey, rendu public en fin de semaine. « Le sondage de cette année semble indiquer que la reprise notée l?année dernière dans le moral des entreprises continuera cette année également », souligne la Mauritius Employers Federation (MEF).

Selon ce sondage de tendance de la MEF, le pourcentage d?optimistes a augmenté de 2002 à 2003, passant de 42,2% à 43,1%. En 2001, il était de 29,1%. En revanche, le pourcentage de pessimistes a diminué d?une année à l?autre. De 18,4% en 2002, il est passé à 14,7% l?année dernière. « Il est réconfortant de noter que la majorité, soit 51,1%, ressent le même niveau de confiance », ajoute le rapport de la MEF.

« 2004 sera une bonne année pour l?économie, pour le secteur de la constrution, par exemple », confirme pour sa part, le directeur de Floreal Knitwear, Nicolas Maigrot.

Pour la toute première fois cette année, la MEF a introduit dans son sondage des questions relatives aux facteurs incitant à la création d?un meilleur environnement des affaires. Ceux-ci se rapportent non seulement à la politique gouvernementale, mais aussi aux stratégies des entreprises privées et à leur façon de conduire les affaires. Dans ce contexte, l?apport de la fonction publique dans les affaires, l?éthique, la bonne gouvernance, les relations patron-employés et l?élimination de la corruption, ont été, entre autres, sondés pour la première fois.

Selon les analystes de la MEF, davantage d?entreprises s?attendent à une augmentation de leurs productions, de leurs prix, de leurs dépenses sur la formation, de leurs investissements ainsi que de leur profit en 2004 par rapport à 2003. « Tous les facteurs objectifs sont en amélioration », observe le président de la Financial Services Promotion Agency (FSPA), George Chung Tick Kan.

Toutefois, selon l?analyse de la MEF, tandis que des perspectives de création d?emplois existent, elles peuvent ne pas être assez significatives pour absorber le volume des sans-emploi ou pour créer des perspectives d?emploi pour les nouveaux entrants sur le marché du travail. « Par exemple, dans les entreprises de la Zone Franche qui ont une forte intensité de main d??uvre ou qui produisent des produits complexes ne devraient pas nécessairement se porter mieux », ajoute dans ce contexte Nicolas Maigrot.

En revanche, on s?attend à un accroissement de l?investissement dans les ressources humaines et dans les équipements, piliers de la croissance économique. « Dans les services financiers, avec les grands scandales derrière nous, il y a un environnement d?affaires favorable », commente George Chung Tick Kan. « Les grandes entreprises ont amélioré leur rentabilité et se sont consolidés sur leurs bases », ajoute le directeur général de la Barclays Bank, Jacques de Navacelles.

Actions conjointes préconisées

Cependant le sondage de la MEF note des manquements dans certaines conditions essentielles pour créer un environnement d?affaire stimulant. Parmi, une bureaucratie contraignante, un manque de main d??uvre qualifiée et une médiocre culture d?entreprise. Observations que ne partage pas le président de la FSPA : « Les pouvoirs publics semblent devenir de plus en plus business friendly. »

Par ailleurs, la MEF souligne avec surprise que sur le plan international, malgré une compétitivité de plus en plus féroce, nos hommes d?affaires démontrent davantage de confiance dans les marchés étrangers. «Une explication plausible à cette réaction positive se trouve dans la reprise des économies internationale qui a débuté l?année dernière », avance la MEF.

Si face à la concurrence internationale nos hommes d?affaires sont optimistes, l?économie mauricienne, elle, semble avoir des ratés, selon l?étude de la MEF. «Our competitive base has to be strengthened and this will require bold and deep-rooted actions. » Dans ce contexte, la MEF préconise des actions conjointes gouvernement-secteur privé.

Le MEF Annual Business Trends Survey est une étude chiffrée et commentée. Elle vise à tâter l?humeur des hommes d?affaires dans le pays. Elle cherche aussi à faire sentir le pouls de la communauté des affaires à Maurice.

Pour y arriver, la MEF analyse certaines variables économiques clés, comme l?emploi, les salaires, la productivité. Elle analyse également la perception des hommes d?affaires touchant les politiques économiques nationales, les perspectives de croissance macroéconomique et microéconomique, ainsi que les incitations ou non à la croissance.

Ce sondage a eu lieu durant les mois de novembre et décembre de l?année dernière. Il a touché 109 entreprises des secteurs clés de l?économique mauricienne, notamment l?agriculture, l?industrie, la Zone Franche, le commerce et les services financiers.

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