Publicité
La femme fantasmée chez Torrente et auréolée chez Dior
Par
Partager cet article
La femme fantasmée chez Torrente et auréolée chez Dior
C?est dans un éblouissement total que s?est ouvert lundi le bal des présentations des collections haute couture printemps-été 2004, avec une première journée où la femme fantasmée de la maison Torrente s?est opposée à celle de Dior, glorifiée et auréolée, au propre comme au figuré.
Chez Torrente les modèles revisitent l?éternel féminin dans leurs figures les plus fantasmagoriques, aux noms évocateurs. Les modèles, tels L?aventurière, Shangaï Surprise, Amazonie ou Macao Show ont été finis dans le souci du détail par le travail de fourmi des petites mains des ateliers.
Auteur d?une collection de prêt-à-porter agréable, le Français Julien Fournié a résolument conjugué l?allégorie au féminin, Ondine, Constellatio ou mariée Licorne. Il a plané sur ce premier défilé un air de mysticisme et d?ambiance vaudou, avec comme point d?orgue une lumineuse Robe Soleil, savante explosion d?une superposition de tulles jaunes.
Chez Dior, comme dans l?Egypte antique, Soleil et Dieu ne font qu?un. C?est cette vision qu?a développée John Galliano. Une inspiration qu?il a rapportée, selon ses dires, d?un récent voyage sur la terre des Pharaons.
Si tout ce qui brille n?est pas or, c?est pourtant ici la couleur dominante. Une collection, où les robes dominent largement, qu?elles soient «bustier» ou «fourreau», soulignant les hanches et la silhouette. Les modèles sont ornementés de tout ce qui faisait le chic du chic des reines du Nil ou des gardiennes des temples sacrés. Fleurs de lotus, soies peintes, plumes d?or, petits carrés dorés ou rebrodés, peaux de serpent et touches de couleur turquoise, la pierre précieuse dont se paraient alors les belles.
Publicité
Publicité
Les plus récents