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Southern Textiles investit Rs 70 millions

20 janvier 2004, 20:00

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Mookeshwarsing Gopal a foi dans la zone franche. Malgré certaines inquiétudes il demeure confiant dans l?avenir de ce secteur. Pour preuve, malgré les difficultés que traverse la bonnetterie dans son ensemble, sa compagnie, Southern Textiles Ltd (STL) vient d?investir Rs 70 millions dans la construction d?un nouveau bâtiment et l?achat de nouveaux équipements. Cela, dit-il, lui permettra de restructurer son système de production afin d?être plus efficient et plus compétitif sur le marché international.

?Nous sommes en plein dans le processus de restructuration, raison pour laquelle dans trois mois nous allons bouger la totalité de notre production de Plaine-Magnien à Midlands. Si une entreprise veut survivre il faut qu?elle se restructure?, dit le Managing Director de STL, qui assume en même temps les fonctions de président de la Mauritius Export Pocessing Zone Association.

Cette restructuration a été décidée à la suite de l?étude qui avait été effectuée sous la houlette de la Textile Emergency Support Team. Cette étude avait été réalisée auprès d?une quarantaine de compagnies textiles. Les recommandations de cette étude concernaient la restructuration du processus de production, la restructuration de la gestion financière et du système de marketing et la formation, entre autres.

La bonnetterie, dit-il, passe par des moments difficiles. Il y a eu le départ de Summit Textiles Ltd, un des plus gros producteurs dans ce secteur. Si certains événements des deux dernières années ont eu de graves répercussions sur la production du pays, il y a de bonnes raisons de croire que 2004 s?annonce sous de meilleurs auspices : d?anciens clients qui avaient délaissé Maurice pour s?approvisionner dans des pays du Sud- Est asiatique, ont recommencé à passer des commandes chez nous.

STL emploie 800 personnes dont 20 % d?Indiens et de Bangladeshis. Au début de ses opérations en 1985, elle n?employait que 45 personnes. La STL exporte ses produits sur les Etats-Unis et l?Europe.

?S?il est vrai que nous n?avons pas de maîtrise sur des facteurs externes, il y a des facteurs internes, tels que le contrôle du taux d?absentéisme, le coût de production et le taux de fret qui sont sous nôtre contrôle, d?autant plus que les clients veulent que les commandes soient livrées dans un court laps de temps?, explique Mookeshwarsing Gopal.

Selon lui, les syndicalistes doivent apprendre à collaborer avec les entrepreneurs de la zone franche pour savoir comment déployer des travailleurs qui ont été licenciés par des usines de la zone franche. ?Souvent on parle de fermetures d?usines, mais on oublie qu?il y a d?autres qui ont ouvert leurs portes. L?année dernière il n?y a eu que 3 000 pertes d?emploi car l?effectif de la zone franche est passé de 90 000 à 87 000. La zone franche a encore de beaux jours devant elle mais il faut que tout le monde s?y mette. On a besoin d?une nouvelle culture de travail?, ajoute Mookeshwarsing Gopal.

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