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L?AMA critique l?ATP
Les conclusions de l?ATP concernant les cas positifs à la nandrolone dans le tennis ?manquent de rigueur?, selon les propos tenus dimanche à l?Associated Press par David Howman, le directeur général de l?Agence mondiale antidopage (AMA).
L?ATP a disculpé une quarantaine de joueurs positifs à ce stéroïde interdit en invoquant la possible contamination fortuite de compléments alimentaires donnés à ces tennismen par les kinésithérapeutes du circuit.
Le joueur britannique Greg Rusedski a révélé jeudi qu?il a été testé positif à la nandrolone le 23 juillet dernier à Indianapolis. Il est passible de deux ans de suspension.
Vendredi, Rusedski a mouillé l?ATP en expliquant que sa contamination au stéroïde est due aux compléments alimentaires fournis par les membres salariés du circuit professionnel.
Il souhaite être blanchi comme les autres joueurs détectés positifs à des seuils double ou quadruple de la limite autorisée pour un stéroïde. Il dénonce le fait que la ?même empreinte chimique? a été décelée dans la quarantaine de cas découverts par l?ATP, ce qui impliquerait que l?origine du produit serait identique pour tous.
?J?invite l?ATP à ne pas tenir compte de mon cas car il est clair que la source du problème est issu du monde (même) du tennis et non pas de ce que j?ai pu prendre ou faire?, a dit Rusedski dans un communiqué publié par ses avocats. L?ATP a fait savoir qu?elle ne commente pas les cas en cours d?examen.
Selon la réglementation internationale, un athlète est responsable de tout produit découvert dans son corps, quelles que soient les circonstances.
Howman, contacté par téléphone à Montréal, souligne que l?émergence d?un cas positif deux semaines après l?annonce publique par l?ATP qu?elle a stoppé la distribution aux joueurs de compléments alimentaires ou de vitamines par ses membres en raison d?une possible contamination à la nandrolone ?font douter de sa théorie et de ses conclusions?. ?Notre préoccupation est que la théorie développée qui a permis de disculper les joueurs pourrait être incorrecte?, déclare Howman qui souligne que la nandrolone mise en évidence dans les urines des joueurs pourrait avoir une autre origine. ?Il semblerait que l?explication avancée par l?ATP pourrait manquer de rigueur et d?un véritable fondement scientifique?, ajoute-t-il.
S?il était démontré que la nandrolone détectée parmi 47 des 120 meilleurs joueurs du monde selon Rusedski, possède bien la ?même empreinte chimique?, et qu?elle ne provient pas des compléments fournis par l?ATP, l?origine des produits serait alors sinistre, indique Howman.
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