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Bonnes et mauvaises nouvelles
Comme à chaque année il y a les bonnes et mauvaises nouvelles. Par lesquelles commencer ? Évidemment les mauvaises. C?est un désagréable rituel désormais pour chaque nouvelle année qui commence. La rentrée scolaire apporte en effet son lot de surprises, tant pour les parents d?élèves qui émettent, entre autres, des doléances par rapport au transfert de certains enseignants, que pour les écoles privées qui demeurent jusqu?à la dernière minute dans le flou concernant la rentrée. Autant ces aléas de début d?année peuvent devenir source d?insatisfaction pour certains partenaires du système éducatif, autant il importe de relativiser les choses. On ne peut, à chaque début d?année, laisser les énergies se figer dans des épiphénomènes. Il importe au contraire de prendre le début de la nouvelle année comme prétexte pour motiver la population. C?est ce à quoi servent les messages de fin d?année, aussi bien que les premières interventions de début d?année. Les citoyens ont besoin de défis distinctement inscrits dans le temps comme paramètres pour évoluer avec une certaine efficacité.
Autre mauvaise nouvelle : celle qui a trait aux nouveaux règlements concernant les fonctionnaires et les horaires au bureau. Les syndicats de la fonction publique ont grogné. Ils ont attiré l?attention, à juste titre, sur le fait que les fonctionnaires souffrent, entre autres, des impondérables du transport public. Certes, la remarque est pertinente, mais il demeure qu?au niveau de la fonction publique la réforme en profondeur se fait attendre. Jusqu?ici on a procédé à des rapiéçages alors que le mammouth nécessite une intervention globale. Toutefois, les intentions les plus réformatrices finissent par se refroidir devant le pouvoir de nuisance du moloch administratif. Cette réforme, l?une des plus importantes, ne peut, par conséquent, que se faire dans le consensus. C?est en cela que les syndicats de la fonction publique se doivent absolument de jouer le jeu. Car la fonction publique est un élément fondamental dans tout le processus de gestion des affaires. La modernisation de la société et de l?économie passe par l?efficacité de l?administration centrale.
La hausse des prix des légumes est un autre de ces rituels qui ponctuent les débuts d?année. Hormis les pluies qu?elle nous apporte, la période cyclonique est toujours synonyme de petits et grands malheurs. Face à ce que nous réserve le climat, on ne peut que souhaiter le meilleur. Par contre, la tempête qui secoue la commission anti-corruption nous laisse complètement désemparés. On a là l?exemple le plus criant de cette paralysie qui peut gagner une institution lorsque les hommes perdent le sens de la responsabilité et de la mesure. Il ne reste plus grand-chose à dire sur l?Icac sinon que le dénouement soit le plus rapide possible.
La bonne nouvelle est, elle, venue dans un certain changement d?attitude du gouvernement et, plus particulièrement, du Premier ministre.
L?homme a choisi de parler hors de ses seules conférences de presse. Ses entretiens ont permis de saisir un certain nombre de données qui indiquent l?état d?esprit dans lequel il souhaite gouverner avec la population.
La modération de ton est perceptible, mais ce qui est encore plus encourageant, c?est le discours de confiance qu?il commence à tenir. Après avoir fait de la rigueur et du sacrifice ses leitmotive, Paul Bérenger commence à insuffler un souffle d?optimisme dans la population.
Le discours n?est plus fataliste. Il est davantage porteur d?espoir. Le pire ne peut, de toute façon, être toujours devant nous.
Autre source de satisfaction, c?est que le récent remaniement pourrait enfin ne pas être qu?un exercice cosmétique. Les ministres qui se sont vu attribuer de nouvelles responsabilités semblent avoir compris qu?ils ont été mutés pour produire des résultats dans le court terme. Cela augure de bonnes perspectives pour la population. Le gouvernement doit commencer à préparer les prochaines législatives. Une population de sacrifiés ne lui accordera certainement pas ses faveurs. Il a besoin d?une population d?enthousiastes pour se faire reconduire.
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