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La rébellion des licenciés

10 janvier 2004, 20:00

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A les entendre parler de leur calvaire et récriminer contre leur ex-employeur, on les aurait confondus avec des syndicalistes militants. Mais Hayman Dass Ghoora et Devanand Halkaree sont des fonctionnaires de police employés sous contrat par l?Independent Commission against Corruption (Icac). Ils ont été remerciés. Ils s?élèvent vigoureusement contre leur sort. Ils dénoncent la façon de faire des administrateurs de l?Icac. Ils souhaitent l?intervention rapide du comité chargé de nommer et de licencier les commissaires.

« Ce licenciement est illégal. J?ai du mal à comprendre le raisonnement qui soutient que je ne suis plus apte à servir l?Icac. Et pourtant, mon recrutement est fondé sur une juste appréciation de mes dix-huit années au sein de la force policière et où j?ai été affecté à différents services. Lorsque l?Icac s?en prend à ses propres officiers, elle s?affaiblit et c?est tout le combat contre la corruption qui en souffre. L?Icac patauge dans une situation qui fait l?affaire des corrompus et des corrupteurs », déclare Hayman Dass Ghoora

Si Hayman Dass Ghoora a pris comme point de départ de ses critiques contre l?Icac son propre sort, l?autre enquêteur licencié, Devanand Halkaree, s?est appesanti sur l?origine du mal de l?Icac. « Il n?y a pas de guerre de tranchée, de conflit de personnalités ou de guerres croisées à l?Icac. L?Icac fait les frais d?une absence de procédures. C?est l?adjoint au commisaire, Moussa Taujoo lui-même, qui en a fait état. Les personnes qui ont osé en faire part au commissaire sont soudain devenues gênantes et ont été mises à la porte. C?est le cas de Roshi Bhadain et de Hayman Dass Ghoora. »

Pour Devanand Halkaree, les organismes concernés par l?Icac à l?instar du comité chargé de nommer les commissaires, le Comité parlementaire se doivent se réagir avec promptitude pour que l?Icac ne sombre pas. « Ils n?ont pas le droit de se taire et de ne rien faire. Cela leur vaudra d?être complice de la situation qui prévaut à l?Icac. » La récrimination ne semble pas avoir d?effet, du moins en apparence, sur le moral du personnel de l?Icac à en croire un membre du personnel de l?Icac qui accepte de s?exprimer que sous le couvert de l?anonymat. Ceux qui ont pris de l?emploi à l?Icac savent que leur maintien à leur poste respectif résulte de leur performance et des résultats de leur travail. Ceux qui ont été licenciés peuvent dire tout ce qu?ils veulent. Le travail continue. Dans quelques jours, le public aura la possibilité d?apprécier le travail que fait la Commission.

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