Publicité

Arvind Overseas Ltd met les bouchées doubles

9 janvier 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Arvind Overseas (Mauritius), filiale locale du puissant groupe textile indien Arvind Mills Ltd (AML), consolide ses assises. Son unité de fabrication de Centre-de-Flacq va accroître sa production de jeans de 1 à 2,1 millions de pièces dans les mois à venir. «Nous envisageons une hausse de nos exportations vers l?Europe et les Etats Unis», explique le Chief Executive Officer (CEO) de Arvind Overseas (Mauritius), Chakor Jain.

Les nouveaux équipements entrent en opération en février. La main-d??uvre passera graduellement de 250 à 500 employés. Ces nouvelles dispositions font partie d?un processus de consolidation à tous les niveaux. La compagnie a investi récemment dans une filature et dans une unité de lavage de tissu à la Tour-Koenig. L'investissement global approche les US$ 10 millions (Rs 280 millions).

En Inde, AML se prépare à relever les défis de la fin de l?Accord multifibres prévu pour début 2005. La compagnie a toutes les raisons de se réjouir de l?abolition des quotas. Cela ouvrira la voie à une vaste gamme de vêtements indiens sur des marchés auparavant inaccessibles.

Afin de pouvoir répondre aux nouvelles attentes, le groupe s?est engagé dans une formidable expansion. Il vient de mettre en place les facilités nécessaires pour doubler la production de chemises dans son unité de Bangalore et procéder à une intégration verticale.

AML est le troisième plus gros producteur mondial de denim. Le marché mondial post-Accord multifibres lui permettra de mieux asseoir son emprise.

Bénéficier de l?AGOA

Certes, Arvind Overseas, son unique filiale outre-mer, ne conçoit pas la fin des quotas du même point de vue. Toutefois, Chakor Jain ne craint pas outre mesure les possibles répercussions d?un marché plus ouvert sur sa performance à l?avenir. «Maurice continuera à être compétitive pour nous, même après 2005. Puisque nous sommes verticalement intégrés, nous allons pouvoir bénéficier pleinement de l?AGOA (Africa Growth and Opportunity Act). Il y a aussi l?accès préférentiel sur le marché européen. Si tout marche comme prévu, nous allons mettre plus d?argent à Maurice.»

AML continuera à accorder tout son support à ses opérations mauriciennes malgré une main-d??uvre nettement plus chère qu?en Inde. Le salaire mensuel moyen de l?ouvrier mauricien est cinq fois plus élevé que celui de son collègue indien ($ 200 contre $ 40). Opérer dans de telles conditions représente un véritable plat de résistance pour le groupe en prévision des grandes mutations sur le marché mondial de textile- habillement.

Publicité