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BP 247

6 janvier 2004, 20:00

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La Banque centrale doit communiquer davantage

Chaque mois, la Banque de Maurice (BM) nous présente la situation financière du pays, surtout concernant les réserves en devises. Nombreux sont ceux qui se demandent par quel miracle nos réserves en devises sont toujours en hausse alors que les exportations ne cessent de baisser et les importations, elles, de monter ! Personne ne veut remettre en cause la véracité des chiffres de la banque centrale mais, par contre, on aimerait bien avoir un tableau complet de notre situation financière.

Quand on nous dresse le bilan d?une compagnie, il est très peu probable que l?actionnaire se contente des actifs : les passifs sont autant sinon plus importants pour se faire une idée de la santé de la compagnie. Quand la BM nous montre ces réserves qui peuvent couvrir deux mois d?importations, elle oublie sans doute de nous dire la provenance de ces réserves.

Pourquoi l?on ne donne pas le chiffre de la dette extérieure par exemple ? Ces chiffres, qui sont, semblent-ils, très conséquents, nous démontreront non seulement l?argent des autres, surtout des institutions financières étrangères qui embellissent le bilan de la BM, mais indiquent également les dettes et les intérêts à être remboursés régulièrement à ceux qui nous ont prêté des dollars et des euros pour payer nos importations ou même pour rembourser d?autres emprunts !

Parmi ces réserves figurent aussi l?argent des investisseurs à qui l?on doit remettre les dividendes régulièrement ? en attendant le remboursement total au cas où ces investisseurs décideraient de plier bagage et d?aller investir ailleurs. Ces chiffres reflétant l?autre revers de la médaille pourront, on l?espère, nous aider à rectifier le tir avant que le pays ne devienne comme ces états dont le Produit intérieur brut ne sert qu?à rembourser les intérêts aux institutions financières internationales.

De telles informations, si elles sont commentées adéquatement par les divers politiciens et chroniqueurs économiques, pourraient peut-être servir à faire changer la politique ?après moi le déluge? qu?ont adoptée nos gouvernants. Ceux-ci ne semblent pas intéressés au long terme mais uniquement à donner l?impression que tout va pour le mieux pendant leur mandat.

B. JASODANAND

Manque de civisme

Je suis une citoyenne outrée par le comportement de certaines personnes dans notre monde supposément civilisé.

Le 26 décembre, j?ai emmené ma famille à La Cuvette. Là, j?ai été agréablement surprise par la rénovation de l?endroit. Parking, cabines, toilettes, douches, gardes-côtes?

En allant me changer dans une cabine, ma surprise fut grande de voir que certains n?ayant pas trouvé, par paresse, les toilettes, avaient carrément uriné par terre. Même lot pour les autres cabines. Les toilettes par contre, et heureusement, sont quant à elles bien entretenues et très propres. Je conseille donc vivement de les utiliser pour se changer !

En attendant, je trouve cela inadmissible. Les autorités auraient dû prendre des sanctions ou même, pourquoi pas, faire payer l?accès aux cabines.

Une citoyenne outrée

Pétards ou bombes, Curepipe ou Bagdad ?

Il est 22 heures passées de quelques minutes, Curepipe s?endort pensez-vous ? Ce 26 décembre avait jusque-là des allures gentillettes d?un lendemain de Noël, pétaradant normalement comme tous les ans.

22 h 45. Une énorme explosion secoue les vitres de ma maison. Mon gros chien, qui lèche tranquillement un os, lâche brutalement son festin et bondit dans sa niche. Le coq, qui dort paisiblement à cette heure de la nuit comme tout coq qui se respecte, lance un ?coco? terrifié, le ?rico? lui restant dans la gorge comme dans les meilleurs films d?épouvante? Quant à moi, les questions défilent à la vitesse du TGV dans ma tête. Mac Alpine ? Cela fait 30 ans que cette entreprise de travaux publics a quitté notre île, habituée à l?époque à ces explosions de dynamite destinées à casser les roches de nos rues pour y installer le tout-à-l?égout.

J?avais tout faux ; il s?agissait tout simplement d?un ?pétard?, de la nouvelle génération, banalement lancé par un Curepipien, lequel voulait probablement épater sa nouvelle fiancée ou faire taire sa future belle-mère qui commençait à poser trop de questions.

Premier problème : le bruit. Va pour les filières de pétards qui symbolisent la fête. Mais quid de ces véritables explosions qui secouent la nuit toutes les cinq minutes en faisant trembler les murs ? Deuxième problème : la sécurité. Comment peut-on autoriser la vente de tels engins qui ressemblent plus à des mini-bombes qu?à des pétards ?

Les autorités devraient étudier sérieusement ce problème et penser à limiter la puissance de ces engins de fête qui pourraient, tôt ou tard, devenir des engins de mort.

Jean-Pierre LENOIR

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