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Le ciment mauricien rapporte ?que dalle?
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Le ciment mauricien rapporte ?que dalle?
Rien ne va plus dans le ciment. C?est ce qu?affirmait, hier, lors d?une conférence de presse Jean-Pierre Bisiaux, directeur général de Holcim, ex-Ciment de l?Océan Indien, qui distribue Kolos. Il dit avoir subi de grosses pertes financières et envisage même de fabriquer ce produit en partie avec des matériaux locaux. Le projet d?un centre de mélange coûterait Rs 100 millions. ?Nous irons de l?avant si les finances sont disponibles. La volonté d?innover est là.? Il propose un dialogue entre les représentants de l?industrie et le gouvernement ?afin de définir les règles d?une libéralisation du marché du ciment.?
Jean-Pierre Bisiaux affirme que le prix de Rs 95 (ex-usine) pour une pochette de ciment est nettement moins élevé que celui du marché international. Il ajoute, qu?en 2002, l?entreprise perdait Rs 4 par pochette. ?Un seul type de ciment est importé actuellement et il est utilisé pour les différents besoins. Nous utilisons le ciment pur pour la construction d?un barrage comme pour la construction d?un poulailler?, dit-il. Nous voulons, souligne Jean-Pierre Bisiaux, offrir une gamme de ciments qui réponde aux besoins du pays. Il y a des matériaux locaux, tels que les cendres provenant des centrales thermiques de l?industrie sucrière qui peuvent être mélangés au ciment. Il estime que 50 000 tonnes de cendres sont actuellement déversées dans les champs de canne et ne servent pas à grand-chose.
Au lieu d?importer 600 000 tonnes par an, dit-il, on pourrait n?en importer que 500 000 tonnes. Cela représenterait d?importantes économies pour le pays. Jean-Pierre Bisiaux fait ressortir qu?à cause du système de fixation de prix, les opérateurs ?sont condamnés à l?importation et à la distribution d?un seul type de ciment?. A ce jour, dit-il, nous ne savons pas encore à quel prix nous allons acheter le ciment l?an prochain et encore moins à quel prix nous allons le vendre.
L?appel d?offres pour l?approvisionnement pour l?année prochaine n?a pas encore été lancé. Dans les milieux de la State Trading Corporation (STC), qui fixe les prix, on estime que cela va se faire dans les jours qui viennent.
Le directeur de Holcim prévoit aussi une hausse du fret avec le transport de millions de tonnes de minerais de fer vers la Chine. Cela va mobiliser un grand nombre de bateaux et il ne sera pas facile de trouver des navires disponibles. Il estime finalement que la présence d?un troisième opérateur ne résoudra en rien les problèmes auxquels l?industrie est actuellement confrontée. La libéralisation devrait se faire dans le dialogue entre les autorités et les opérateurs. ?Définissons la libéralisation dans une activité industrielle cimentière. Cela peut s?organiser sur deux ou trois ans et être graduel ou instantané. Définissons un processus, Fixons-nous des objectifs. Définissons un horizon??
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