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Les conteneurs retrouventun second souffle
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Les conteneurs retrouventun second souffle
Vous êtes propriétaire d?un lopin de terre au bord de la mer et vous n?avez pas suffisamment d?argent pour y construire un campement ? Pas de problème. Achetez un conteneur et aménagez-le selon vos besoins. Et le tour est joué.
À Maurice comme ailleurs, les conteneurs retirés du circuit ont une seconde vie. Ils sont reconvertis pour répondre aux exigences des clients, que ce soit des entreprises de construction, des particuliers ou même des responsables de campagnes électorales qui s?en servent comme point de ralliement des activistes.
Aujourd?hui, la reconversion des conteneurs s?est transformée en véritable secteur économique avec son propre marché de vente et de location, ses diverses possibilités de transformation qui donnent du travail, aux soudeurs par exemple.
« La reconversion des conteneurs est une activité secondaire de l?Associated Containers Services Ltd, qui occupe le marché de la vente des conteneurs depuis vingt-cinq ans. L?atelier emploie au moins quatre personnes. Containers Enterprises Ltd, une société spécialisée dans l?entreposage de conteneurs, et le Freeport of Mauritius font partie de la holding, la Société du Port », explique Paul Caboche, directeur de Containers Enterprises Ltd.
Les compagnies de construction sont les plus gros utilisateurs de conteneurs transformés. Il suffit de quelques ouvertures ? fenêtres et portes ? et d?installer un climatiseur pour qu?un conteneur offre sur un chantier de construction un environnement comparable à celui d?un bureau conventionnel.
Des petites merveilles
« On peut s?installer sur un site de construction dans un laps de temps record comparé à l?époque où on n?utilisait pas ces conteneurs. Chez Rehm-Grinaker, nous les reconvertissons nous-mêmes. S?ils sont bien entretenus, ils peuvent durer plusieurs années. À la fermeture de chaque chantier, nous les nettoyons et repeignons », assure Jean-Claude Desveaux, Yard Manager chez Rehm-Grinaker.
« Les conteneurs représentent un avantage considérable pour nous. Plus besoin de construire des abris qu?il faut détruire après les travaux. Ils sont d?une grande aide dans des situations qui nécessitent une intervention rapide comme après le passage d?un cyclone », affirme un haut cadre d?une entreprise de construction.
Dans le bâtiment, les conteneurs reconvertis sont utilisés pour l?aménagement sur un chantier, de salles à manger, bureaux, toilettes, d?ateliers pour l?entretien des machines, d?entrepôts pour les matériaux de construction. « Les possibilités de transformation sont multiples. Le client n?a qu?à spécifier ses besoins », explique Paul Caboche.
Certaines transformations aboutissent à des petites merveilles : ils peuvent être installés les uns sur les autres ou bien placés l?un à côté de l?autre et reliés par une structure surélevée servant de toit. On aurait du mal à les reconnaître. La reconversion de conteneurs n?aboutit pas toujours à un ouvrage esthétique.
Certains terminent le reste de leur vie, abandonnés sur des terrains vagues ou même sur d?anciens chantiers de construction. Il va falloir sans doute créer un cadre légal pour que les conteneurs ne deviennent pas une nuisance pour l?environnement.
Une caution sur les conteneurs inquiète les opérateurs de la zone franche
Ce n?est pas une guerre de conteneurs mais cela y ressemble fort. Vexée par l?introduction d?une caution de Rs 25 000 etRs 50 000 sur les conteneurs, la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza) pourrait servir une mise en demeure à l?Association professionnelle des agents maritimes mauriciens (Apamm) si celle-ci campe sur sa position.
Cette nouvelle mesure va alourdir la charge des usines de la zone franche.Imaginons une entreprise qui utilise quatre conteneurs de 40 pieds. Pendant le temps où les conteneurs resteront sous sa responsabilité, elle devra trouver Rs 200 000 pour la caution.
« Nous sommes en train de tout faire pour permettre à la zone franche de repartir sur de nouvelles bases. Ce n?est pas le moment de lui imposer de nouvelles charges. Nous avons écrit au président de l?Apamm, M. Xavier d?Unienville, pour solliciter une négociation. Nous n?écartons pas la possibilité de lui servir une mise en demeure », explique Mukeshwarsingh Gopal, président de la Mepza.
L?introduction de cette caution par l?Apamm, qui représente les intérêts des armateurs des lignes maritimes, résulte du non-respect du délai accordé aux opérateurs pour rendre les conteneurs. Pour un exportateur, ce délai est de 14 jours. Un importateur a, lui, sept jours pour décharger un conteneur et le faire déposer au centre d?entreposage des agents des armateurs de lignes maritimes.
Plus de 77 000 conteneurs déchargés à Port-Louis en 2002-2003</B>
Les premiers conteneurs sont arrivés à Maurice en 1978-1979.
Ils contenaient près de 92 000 tonnes de produits. Avec le développement portuaire, le transport par conteneurs a pris de l?ampleur. Pour l?année financière 2002-2003, 77 382 conteneurs sont arrivés à Port-Louis et 39 103 l?ont quitté avec des marchandises ; 45 101 conteneurs ont été transbordés à Port-Louis vers d?autres destinations.
Durant la même période, Port-Louis a expédié 8 925 conteneurs vides vers l?étranger et en a réceptionné 47 530. Près de 26 700 conteneurs vides ont été transbordés.
De Rs 20 000 à Rs 30 000 pour un conteneur de 20 pieds
Les conteneurs appartiennent à des propriétaires de lignes maritimes et à des importateurs qui préfèrent acheter leurs propres conteneurs. Ils servent à transporter des marchandises. À la fin du cycle de vie d?un conteneur, les propriétaires, en général, le vend sur place plutôt que de le transporter vers leur siège. Ils ont alors recours à des agents locaux. Les conteneurs mesurent 20 pieds de long (un peu plus de 6 mètres) ou le double. Ils ont une hauteur et une largeur de 8 pieds (près de trois mètres). Le prix d?un conteneur de 20 pieds varie entre Rs 20 000 et 30 000. Un conteneur reconverti peut coûter jusqu?à Rs 100 000. Après avoir été déchargés, les conteneurs sont stockés dans des centres d?entreposage. Au moment de l?exportation, ils sont transportés chez le client de la ligne maritime propriétaire des conteneurs pour être chargés.
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