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Gynati Sowdagur membre de la Mahila Samaj de Morcellement St-André

30 novembre 2003, 20:00

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Parlez-nous de votre village?

Il a été le premier morcellement à Maurice. C?est un certain St-André qui a morcelé un terrain pour le créer. Un autre morcellement fut créé par la suite: celui de Bonair. C?est un village qui a une longue histoire.

Par exemple? ?

Le dispensaire de Bonair est connu comme le premier de cette région. Plusieurs personnes venant de Triolet, de Trou-aux-Biches, de Pointe-aux-Piments, de Plaine-des-Papayes et de Fond-du-Sac y venaient pour se faire vacciner. Il y a encore la cheminée d?une sucrerie qui se trouvait dans le village. Il y a un puits connu comme le bhuria danpi (puits de la vieille femme). La légende veut qu?une vieille femme soit tombée dedans.

Quid des infrastructures ?

Le village est doté des aménités de base dont un dispensaire, un bureau de poste, une école primaire, un centre communautaire, un terrain de football, un grand supermarché mais il y manque quand même d?autres : un jardin d?enfants, un terrain de volley-ball et un centre où les jeunes comme les vieux pourraient pratiquer le yoga.

Parlez-nous de votre société?

La Mahila Samaj du village existe depuis 60 ans. Elle regroupe une trentaine de femmes. Cette société organise souvent des cérémonies religieuses. Les femmes sont très actives lors des cérémonies de mariage ou pendant les mortalités. Elles participent pleinement à ces fonctions. Vous savez sûrement que de nos jours, lors d?un mariage, une famille doit payer ceux et celles qui préparent ou servent les repas lors des cérémonies de mariage. Avec notre équipe, on n?a rien à payer. Avec cette société le volontariat existe toujours.

Quelle est la contribution des jeunes ?

Malheureusement, les jeunes sont affectés par l?alcool. Il y a beaucoup de restaurants au village. Je pense qu?il devrait y avoir plus de clubs de jeunesse et d?activités sociales pour ces jeunes.

Etant membre du Young Farmers, j?essaie de les aider. Mais je pense avant tout que les jeunes ont leur destin entre leurs mains. Je me souviens que, jeune fille, je faisais partie de pas mal de clubs, dont le Triolet Social Centre Girls Guide Club et le Bonair Agricultural Club. J?ai beaucoup appris des personnes qui en étaient responsables. C?est pourquoi j?invite les jeunes à apprendre de leurs aînés.

Et qu?en est-il des aînés ?

Je considère les personnes âgées comme des encyclopédies ambulantes. De par leur connaissance et leur sagesse, ils peuvent guider les jeunes. D?ailleurs, je profite de l?occasion pour lancer un appel aux personnes retraitées pour qu?elles apportent leur contribution à l?épanouissement des jeunes et pour le développement du village.

Propos recueillis par Sunil OODUNT

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