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Electricité : des investissements de Rs 12 milliards prévus
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Electricité : des investissements de Rs 12 milliards prévus
LE CENTRAL Electricity Board (CEB) a présenté hier son plan de développement 2003-2012. Des investissements massifs de l?ordre de Rs 12 milliards seront requis pour financer les projets pour les prochaines années.
Le CEB n?aura, cependant, pas la capacité de mobiliser à lui seul des ressources financières de cette envergure. Les producteurs privés, à savoir les Independent Power Producers (IPP) ? des sociétés sucrières ? devront y apporter leur part. D?une manière générale, ils devront contribuer quelque 60 % des investissements projetés.
Comme c?est le cas actuellement, les IPP investiront plutôt dans la production de l?électricité. Le CEB devra, lui, trouver les fonds pour la modernisation et l?extension du réseau de transmission et de distribution du courant.
?Nous allons investir dans les lignes. Plusieurs stations et sous-stations seront aussi remises à jour afin de mieux véhiculer l?électricité?, affirme le président du CEB, le professeur Swalay Kasenally.
Doit-on comprendre que le CEB se retirera à terme de la production et ne s?occupera que de la transmission ? Non, répond le manager du Corporate Planning and Research de l?organisme, Donna Leclair. ?Le CEB continuera à jouer un rôle significatif dans la génération de l?énergie électrique. Mais il faut savoir que la politique du gouvernement est d?introduire la compétition dans le domaine de la production.?
Le professeur Kasenally précise toutefois : ?Nous comptons sur le secteur privé pour la génération de l?électricité. Il faut que le prix soit compétitif.?
L?Integrated Electricity Plan (IEP) est le premier document produit par le département du Corporate Planning and Research du CEB. Jusqu?ici, tous les plans de développement ont été réalisés par des consultants externes.
Ce document permettra à la direction du CEB de mieux planifier ses projets de développement. Il pourra aussi mieux agencer ses financements afin de pouvoir produire l?électricité à un coût très bas.
Selon les prévisions, la demande pour l?électricité passera de 1 492 gigawatts par heure (GWh) en 2002 à 2 436 GWh en 2012, soit une croissance cumulative annuelle de 5 %. Cela représente une hausse de 90 GWh par an ? l?équivalent de la consommation en énergie électrique de 50 000 ménages.
Valeur du jour, la situation au niveau de la production de l?électricité est la suivante : le CEB a huit stations hydroélectriques disposant d?une capacité totale de 53 MW. Toutefois, c?est durant les périodes des grosses pluies qu?elles peuvent être exploitées de manière maximale.
Le volume d?énergie que le CEB produit à partir de l?hydroélectricité varie considérablement durant l?année : la production mensuelle fluctue entre cinq et 20 GWh pour les six premiers mois de l?année ; elle est de cinq à dix GWh pour juillet et août ; la production mensuelle est de cinq GWh pour les autres mois. Les centrales hydroélectriques produisent quelque 85 GWh pour une année moyenne.
Le dispositif comprend aussi quatre centrales thermiques qui produisent de l?électricité à partir de l?huile lourde. Elles ont une capacité effective de 284 megawatts.
Les IPP produisent l?électricité à partir de la bagasse ou d?une combinaison bagasse-charbon principalement. Le CEB a un accord avec trois IPP pour l?approvisionnement en énergie électrique produite à partir d?un mix charbon-bagasse. Au total, ils peuvent produire 111 MW de courant durant l?entrecoupe et 78 MW de courant pendant la période de coupe. Les IPP doivent fournir de l?électricité à leurs usines sucrières respectives. Leur offre au CEB est donc réduite en conséquence.
Il y a aussi sept IPP qui fournissent l?électricité à l?organisme public sur une base saisonnière. Il s?agit de l?énergie produite à partir de la bagasse seulement. Ensemble, ils produisent 39 MW d?électricité.
Ressources
Pas de hausse de tarif
- Aucune hausse de tarif d?électricité n?est envisagée malgré les gros investissements prévus. C?est ce qu?affirme le professeur Swalay Kasenally. ?Nous réduirons les dépenses et procéderons à une restructuration financière. Nous comptons aussi sur une hausse dans nos ventes d?électricité.? Le CEB se tournera vers les institutions internationales tels le Kuwait Fund et le Development Fund of South Africa afin d?obtenir les financements nécessaires pour concrétiser ses projets. L?objectif : trouver des crédits au moindre coût. Selon le président du conseil, le CEB retrouve graduellement sa sérénité financière grâce à un programme d?assainissement. Le CEB a durant ces trois dernières années ramené le niveau de ses découverts bancaires, Rs 1,5 milliard en octobre 2000, à Rs 250 millions. La dette totale s?élève à Rs 5,9 milliards. Le ratio de la dette par rapport aux actifs se chiffre à 40 %. Selon le président, cette situation est raisonnable. Le CEB remboursera Rs 832 millions, capital et intérêt combinés. Ce retour à la normale risque toutefois d?être entravé car le CEB Staff Pension Fund fait face à un déficit de Rs 466 millions. Pour pallier la situation, la direction du CEB a décidé d?y injecter Rs 50 millions. L?employeur compte augmenter sa contribution au fonds pour les dix prochaines années. Le CEB Staff Pension Fund est une pension non contributive (les employés n?y participent pas). Les futurs employés, eux, auront probablement à la financer. Un exercice d?actuaire déterminera les actions possibles.
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