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Chaste Mondial pour les rugbymen français
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Chaste Mondial pour les rugbymen français
51 jours, les Coqs ont mis leur vie sexuelle entre parenthèses afin de se consacrer entièrement à la Coupe du monde de rugby. Vingt-quatre heures avant la petite finale face aux All Blacks, les femmes des joueurs et des entraîneurs, sauf quatre d?entre elles restées en France, ont atterri an Australie, mettant fin à cette période difficile.
Ces 51 jours d?abstinence ont été vécus de manière diverse par une équipe de France co posée de 45 membres exclusivement masculins.
Le sujet fait surtout sourire. Patrick Tabacco, surnommé «L?Albatros» en raison de ses atterrissages spectaculaires en touches, certifie dans un grand éclat de rire «ne pas être le témoin idéal pour répondre à la question !»
A l?arrière, Aurélien Rougerie cultive la rime riche, entre abstinence et dense, le grand blond opte pour «une grande délivrance lors de mon retour à la maison». Rime reprise par Clément Poitrenaud: «Ces 51 jours d?abstinence sont autant de longues nuits de souffrance.»
Quant à Christian Labit, il ne cesse de relativiser : «Sur notre île australienne, pendant 51 jours, on n?a pas vécu pire que Tom Hanks dans son film Seul au monde où il reste trois ans seul sur son île.» Le pilier Sylvain Marconnet annonce un 14 juillet en novembre: «Lors de nos retrouvailles, ce sera, j?espère, un feu d?artifice.» Yannick Bru, capitaine de l?équipe de France, positive : «Au début, c?est dur ! Puis, finalement, vivre pendant deux mois qu?avec des hommes, c?est une formidable aventure humaine.» Les rugbymen anglais, eux, ont vécu leur Coupe du Monde avec leur femme à portée de la main. Même l?entraîneur de l?équipe de France ajoute son grain de sel sur la question de ces 51 jours sans sexe : «Plus c?est long, plus c?est bon ! En fait, une femme, c?est comme une bouteille de champagne qu?on n?a pas bue depuis trois mois. Quand on en boit beaucoup, finalement, on a tendance à ne plus faire attention à la saveur au moment de la dégustation. Quand on en est privé, on retrouve du plaisir à le déguster, à le savourer. Pour une femme, c?est pareil!»
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