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Enrique Iglesias joue le numéro porte-bonheur
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Enrique Iglesias joue le numéro porte-bonheur
«Je préfère que l?on me sous-estime, cela stimule davantage ma créativité. » Belle gueule ? Oui répondront les fans admiratives, sachant qu?Enrique s?est fait enlever son grain de beauté en août de cette année, car il pouvait devenir cancéreux selon les médecins. Grande gueule? Aussi.
En l?espace de sept albums, Enrique est totalement sorti de l?ombre de son crooner de père, Julio Iglesias. Iglesias junior n?a-t-il pas affirmé qu?il détestait l?étiquette de latin lover, «une description éculée, réductrice et masturbatoire?» Fort d?un avis aussi tranché, ce chanteur faisant tout de même commerce du charme, a décidé de mesurer l?ampleur de son succès. D?où Seven, son septième album dont la sortie est prévue pour le mardi 25 novembre. Armé de sa mélancolie étudiée, Enrique s?est rendu compte, selon la critique, à quel point ses fans anglophones avaient tendance à oublier ses albums en espagnol.
Tonalités a l?etat brut
Le dernier, Quizas, est sorti fin 2002. Voilà pourquoi le jeune homme de 28 ans a intitulé son dernier album Seven, histoire de rappeler à ses fans la somme de travail abattu jusqu?à l?heure.
Stratégie marketing oblige, Seven, le troisième album en anglais d?Enrique Iglesias contient également des morceaux interprétés dans sa langue natale. Il a vu le jour le 8 mai 1975 à Madrid, s?est installé à Miami ? à l?âge de sept ans et a su tirer parti de trois cultures : hispanique, européenne et américaine. Le chanteur, qui parle couramment l?anglais et l?espagnol, a déjà enregistré en portugais et en français.
C?est sur le Vieux continent qu?Enrique a écrit Addicted, le premier extrait de Seven, un single qui tourne déjà sur des radios aux Etats-Unis en même temps que sa version en espagnol, Adicto.
L?inspiration lui est venue durant sa tournée mondiale, l?an dernier. «Nous étions en concert en Allemagne. Le temps était mauvais et j?étais déprimé. Je me suis mis à écrire dans un petit studio improvisé. Je n?avais jamais écrit un texte aussi noir auparavant, mais comme il me plaisait, je l?ai gardé pour l?album.»
Commentant cet état d?esprit, la critique note que Seven mise sur les tonalités enregistrées à l?état brut, ainsi que les premières prises de voix. Elle note également que si Enrique a écrit ou co-écrit la totalité des titres de son nouvel album, il s?est entouré de plusieurs complices. Il y a Mark Taylor qui a aussi travaillé pour Cher, Paul Barry qui a collaboré avec Ricky Martin, le principal rival d?Enrique ? Kara DioGuardi qui a travaillé pour Céline Dion entre autres. De quoi mettre toutes les chances de son côté afin de ré-éditer la performance de ses albums précédents.
Jugez plutôt. Son premier album éponyme s?est vendu à plus de cinq millions d?exemplaires. Idem pour Vivir, album en espagnol sorti en janvier 1997. Depuis, grâce à des doses massives de sex-appeal, Enrique est l?heureux récipiendaire de pas moins de 116 disques de platine, 227 disques d?or, du Grammy Award dans la catégorie Best Latin Performer, du World Music Award de l?artiste latino ayant vendu le plus de disques en 1997.
Mieux, Hero, extrait de Escape, son deuxième album en anglais fait figure de chanson-symbole aux Etats-Unis. Sorti quelques semaines avant les attentats du 11 septembre, il a été spontanément adopté par ce public durement éprouvé par le drame.
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