Publicité
Les rebelles tamouls restent attachés à la trêve
Par
Partager cet article
Les rebelles tamouls restent attachés à la trêve
<B>Les rebelles </B>tamouls du LTTE ont souligné hier leur attachement au processus de paix au Sri Lanka tout en insistant sur l?impératif de stabilité politique pour mettre fin à la guerre civile.
Cette déclaration, faite par le chef des Tigres de libération de l?Eelam tamoul, Velupillai Prabhakaran lors d?une rencontre avec le médiateur norvégien, intervient en pleine crise entre les deux têtes de l?exécutif sri-lankais, la présidente Chandrika Kamaratunga et son Premier ministre, Ranil Wickremesinghe.
Ces deux responsables, qui vivent une cohabitation politique difficile, sont en désaccord sur la manière de poursuivre le processus de paix avec les Tigres tamouls. Une trêve est en place depuis février 2002 grâce à une médiation de la Norvège.
?Notre attachement au cessez-le-feu, au processus et aux pourparlers de paix est intact?, a déclaré le chef des Tigres lors de l?entrevue de Kilinochchi, dans la partie de l?île contrôlée par les insurgés, avec le vice-ministre norvégien des Affaires étrangères, Vidar Helgesen.
?Notre dirigeant national a fait part de sa préoccupation à propos de la lutte de pouvoir en cours à Colombo qui déstabilise l?ensemble du processus de paix?, a déclaré un porte-parole du LTTE. ?Il a déclaré à l?émissaire norvégien que la poursuite des négociations de paix nécessitait la stabilité politique. Nous ne voulons pas la guerre?, a-t-il ajouté.
Le plus vite possible
Pour sa part, le ministre norvégien a déclaré à Reuters: ?La position du LTTE est que les pourparlers devraient reprendre le plus rapidement possible?. Helgesen, qui doit rencontrer dans le courant de la jounée à Colombo la présidente et le Premier ministre, s?efforce d?obtenir la tenue de discussions préliminaires fin novembre ou courant décembre avant un retour à des négociations en bonne et due forme.
Kumaratunga, qui reproche à son Premier ministre de faire trop de concessions aux rebelles, et le chef du gouvernement se sont rencontrés mercredi pour la première fois depuis que la crise politique a éclaté il y a neuf jours avec le limogeage de trois ministres par le chef de l?Etat et la suspension du Parlement. Wickremesinghe se trouvait à ce moment-là à l?étranger.
Les Tigres tamouls ne cachent pas leur aversion pour la présidente, qui avait échappé de peu à un attentat suiside en 1999.
Les deux têtes de l?exécutif ont simplement convenu de se revoir la semaine prochaine. Pour les analystes, de nouvelles élections sont possibles si les deux responsables s?avèrent incapables de s?entendre sur un compromis. On estime à 64 000 le nombre de victimes depuis le déclenchement il y a 20 ans de la lutte armée du LTTE pour la création d?un Etat tamoul dans le nord et l?est de l?ancienne Ceylan.
Rahul Sharma
Publicité
Publicité
Les plus récents