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BPO : favoriser l?émergence du privé local
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BPO : favoriser l?émergence du privé local
Il faut que le secteur privé local s?installe plus résolument dans le Business Processing Outsourcing (BPO). C?est l?avis du professeur indien Munirathna Anandakrishnan, expert de calibre international et président du Madras Institute of Development Studies, qui intervenait hier à l?ouverture d?un atelier de travail. Le ministre des Technologies d?information et de la télécommunication, Pradeep Jeeha, lui a fait écho en insistant sur l?apport du privé dans ce secteur.
Organisé par l?institut de formation JSS Academy au Domaine Les Pailles, cet atelier de deux jours porte spécifiquement sur le BPO. C?est un domaine des nouvelles technologies qui connaît une croissance importante.
Il consiste à sous-contracter certains services à des firmes situées dans des pays à main-d??uvre bon marché pour limiter les coûts. Elément important dans un environnement globalisé où la compétition devient un facteur de survie.
Le professeur Anandakrishnan n?est pas favorable à ce que le secteur soit occupé entièrement par les compagnies étrangères. ?Il ne peut y avoir 100 % de compagnies privées étrangères qui font leur show ici. Ils ne sont pas une garantie pour un développement permanent?, souligne-t-il.
Maurice a en effet tout le potentiel pour faire bonne figure, a encore encouragé l?expert. ?Si elle maintient sa politique actuelle, elle connaîtra un fort développement?, dit-il.
Pradeep Jeeha est également de cet avis : ?Tout comme dans le textile, les multinationales étrangères ne resteront pas ici éternellement?, prévient-il.
Pour assurer une présence locale et permettre un développement permanent, il faut investir dans les ressources humaines. ?Nous pourrions avoir les meilleures infrastructures, réseaux ou tarifs mais sans la capacité humaine nous n?irons nulle part?, souligne le ministre.
Le gouvernement capitalise donc sur la formation, a assuré le ministre. Les autorités espèrent ainsi voir surgir des professionnels capables de monter des start-up. Tout un étage leur sera réservé dans la cybercité.
Le ministre a également tenu à souligner que les autorités mettent la barre haut : pas de bas de gamme à Ebène. ?Des compagnies randonneurs, qui viennent et partent rapidement, on n?en veut pas. Cela aurait pour conséquence de voir Maurice classée au bas de l?échelle de l?activité des nouvelles technologies. Et notre rêve de cyberîle fera alors très rapidement partie du passé.?
Selon les statistiques, le BPO a engendré un chiffre d?affaires mondial de plus de Rs 2 244 milliards en 2002. D?ici 2007, ce chiffre dépassera les Rs 3 300 milliards.
Une récente enquête relève que près de 40 % des 1 000 plus importantes compagnies du monde n?ont pas encore recours à des activités de BPO. Pas étonnant que Maurice mise sur ce marché pour soutenir sa croissance.
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