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Nicolas Sainte-Marie clame son innocence
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Nicolas Sainte-Marie clame son innocence
NICOLAS Ste-Marie affirme n?a rien avoir avec le viol de la diplomate Nadège Chouat. Selon sa version, il aurait, ce jour-là, assisté à la cérémonie des huit jours de la mort d?un villageois.
Le suspect, qui comparaît à nouveau ce matin devant le tribunal de Mapou pour le viol présumé de la diplomate, clame son innocence. Cet homme de 29 ans, habitant Cité St-Louis, à Pailles, a commencé à consigner sa déposition en ce sens hier matin au bureau de la Criminal Investigation Division (CID) de Piton.
Il s?est attelé d?abord à donner des détails sur sa vie personnelle. Le volet de l?agression sexuelle n?a pas encore été abordée car Me Rama Valayden, l?avocat du suspect, devait se rendre en cour.
Les faits remontent au 29 octobre dernier. Ce matin-là, vers 1 heure, Nadège Chouat, directrice du Centre d?information, de formation d?orientation et de documentation, a surpris un inconnu qui venait de s?introduire nu dans sa chambre. Celui-ci l?a ensuite violée avant de s?enfuir.
La victime est partie pour la France le lendemain accompagnée de son fils. Les enquêteurs de la CID attendent son retour pour la confronter avec Ste-Marie.
Charge additionnelle
Le suspect a été incriminé par deux témoins qui affirment l?avoir vu rôder près de la résidence de la Française, à Mont-Oreb, Perey-bère. Arrêté le 6 novembre, il a ensuite tenté de s?enfuir en brisant une fenêtre, ajoutant ainsi une charge de ?damaging government property? entre autres.
Le suspect a fourni des alibis pour soutenir sa version. Le jour du délit, il se serait en effet trouvé à Cité St-Luc, à Pailles. Il y aurait assisté à la cérémonie marquant les huit jours du décès d?un villageois. Une vingtaine de personnes pourraient, selon sa version, témoigner de sa présence.
Par ailleurs, un Français voisin de la victime affirme que Ste-Marie serait entré par effraction chez lui le 28 octobre vers 23 heures. St-Marie aurait été surpris en train de s?en prendre à l?épouse du Français. Il se serait ensuite enfui, emportant au passage Rs 5 000 trouvé dans un porte-feuille.
Me Valayden, dans une lettre adressée à la Commission des Droits de l?homme, fait état de la brutalité policière dont aurait été victime son client. Mais le surintendant de police Bala Kamatchi s?est déjà rendu au bureau de la commission mercredi pour s?expliquer sur l?affaire.
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