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L?ICP vous informe sur les OGM
L?ICP démarre bientôt une campagne de sensibilisation des consommateurs sur les risques que comporte la consommation de produits alimentaires à base d?organismes génétiquement modifiés (OGM). L?organisation de consommateurs estime insuffisantes les provisions du Genetically Modified Organisms Bill actuellement à l?étude à l?Assemblée nationale. L?action de l?ICP se situe dans le cadre d?un mouvement mondial contre l?introduction rapide des OGM par rapport à des considérations de santé, de protection de l?environnement, d?éthique et d?inconvénients pour les pays en développement.
Il est déplorable que le principe de précaution ne soit pas appliqué aux OGM. La position des organisations de consommateurs, Consumers International en particulier, est basée sur la nécessité de délaisser des pratiques commerciales si les risques pour la santé des consommateurs ne sont pas totalement écartés. Or, on consommerait déjà des OGM sans le savoir. L?insuffisance dans l?étiquetage permet aux fabricants de commercialiser des produits alimentaires dont l?un ou l?autre ingrédient proviendrait du génie génétique. La commercialisation de ces produits prive les consommateurs de leurs droits à l?information et à un choix éclairé.
Il est souhaitable qu?un débat national soit enclenché afin de sensibiliser les consommateurs et les planteurs aux OGM. Il est certain qu?aucune étude n?a jusqu?ici démontré que la consommation d?OGM est sans risques pour les consommateurs.
Question d?étiquetage
L?introduction des cultures OGM, pour un prétendu accroissement de la productivité, n?est pas non plus prouvée. Ce qui est sûr, toutefois, c?est l?emprise qu?auront sur les activités agricoles du pays les multinationales, telles que Monsanto, développeurs et distributeurs de semences transgéniques. En effet, Monsanto commercialise, avec ses semences, un herbicide puissant, le Round-up. Ces semences, dites Round-up ready, permettent aux pousses de résister à l?herbicide lors de l?épandage. Selon Consumers International, les gènes qui protègent des plantes qui sont tolérantes à l?herbicide peuvent contribuer au développement de super weeds, qui pourraient être une menace aux plantes. En tête de l?agribusiness, on retrouve aux côtés de Monsanto, Novartis, née d?une fusion entre deux géants suisses Ciba et Sandoz. En 1998, on a aussi vu l?émergence d?un autre géant, Aventis, à la suite d?une fusion entre l?Allemand Hoesch et le Français Rhone Poulenc. Cette tendance risque de nous amener à une situation où une poignée de multinationales contrôleraient la production de la nourriture. De plus, il existe des craintes que des plantes tolérantes à l?herbicide n?entraîne l?utilisation de plus de pesticides, par conséquent plus de résidus de pesticides sur les produits agricoles.
C?est surtout sur le plan de l?étiquetage que les fabricants de produits alimentaires rechignent. Les géants de l?agribusiness affirment que l?étiquetage des produits OGM effraierait les consommateurs. Pour Monsanto, ?si vous mettez un label sur un aliment génétiquement modifié, autant y mettre une tête de mort.? Voilà qui en dit long sur l?attitude des fabricants d?OGM. Mais Consumers International insiste: tous aliments contenant des ingrédients modifiés génétiquement doivent être clairement étiquetés. Et cela même s?il n?existe aucune trace dans le produit final d?une modification génétique.
L?ICP insiste sur la nécessité de respecter le droit des consommateurs à l?information et au choix. Le Food Act stipule déjà, au chapitre Food composition and labelling, que ?no person shall import, manufacture, process, pack, store, offer for sale or sell any pre-packed food un less there is on the package a label showing the following particulars, entre autres, the designation that the food has been obtained as a result of genetic modification or that the food contains any ingredient that is genetically modified, if that is the case?. Mais c?est au niveau de l?application de la loi qu?on attend les décideurs.
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