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Après la région, SCS et SLL lorgnent l?Asie
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Après la région, SCS et SLL lorgnent l?Asie
Les rotatives tournaient à plein régime lundi soir entre les murs de la Standard Continuous Stationery Ltd (SCS) et de la Standard Labels Limited (SLL), à Pailles. Les yeux rivés sur le clavier, baignant dans l?odeur acide de l?encre, de jeunes machinistes. Malgré peu d?années dans le métier, ils semblent fort agiles au maniement des machines. Ils ne se laissent pas déconcentrés par les visiteurs qui défilent entre les grandes colonnes de rouleaux de papiers et de films, des visiteurs venus marquer un double événement.
Le groupe Harel Mallac, propriétaire de ces deux compagnies, célébrait lundi le 35e anniversaire de son unité d?impression, SCS, et l?inauguration de ses nouveaux locaux, opérationnels depuis mars dernier. Au prix d?investissement de Rs 100 millions, l?activité de ces deux unités occupe désormais 3 200 mètres carrés, département administratif compris. ?Cela a permis de regrouper sous un même toit plus de 120 employés?, se réjouit François Montocchio, le directeur général de SCS.
Née d?un partenariat avec Diverse Labelling Consultants, filiale d?Astrapack, premier fabricant sud-africain d?emballage plastique, la plus jeune joue déjà dans la cour des grands. Elle s?est distinguée cette année au South Africa Gold Packs Award, qui récompense les meilleurs emballages. SLL y a remporté deux prix, l?un pour les boissons Diego et l?autre pour Princess Tuna.
L?une des spécialisations de SLL est en effet l?impression des étiquettes en polypropylène pour les grandes marques de boissons et les emballages de produits alimentaires. Elle sont imprimées sur une presse ?fexographique? de 9 couleurs, entièrement automatisée, ?unique à Maurice?, nous assure Chris Lyon, directeur de production, à qui a été remis lundi les deux récompenses.
Du côté de SCS, la gamme de produits est beaucoup plus variée. La production moyenne est de 550 000 imprimés par jours, toutes catégories confondues, de l?impression de fiches de paye à celle de chèques. Pour cette dernière opération, SCS a récemment fait l?achat de matériel sophistiqué permettant l?impression à encre magnétique.
Créé en janvier 1969, SCS s?est constamment mis au diapason des dernières technologies face à une demande en constante évolution, a expliqué Antoine Harel, président de SCS et SLL. Dans les années 80, SCS a abandonné le système typographique et misé sur l?offset. Le développement de l?informatique qui suivra ne fera qu?aider au développement de l?entreprise.
Fortes de cette position confortable sur le marché local, ?SCS et SLL visent désormais le marché mondial?, annonce Antoine Harel. Après la Réunion, Madagascar, le Zimbabwe et l?Afrique du Sud, où elles comptent déjà des clients et des partenaires, SCS et SLL nouent des contacts en Thaïlande.
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