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Dans l?attente d?une solution
Deux semaines après l?ordre d?injonction intérimaire, émis par la Cour suprême pour interdire la démolition des étals des maraîchers de Centre-de-Flacq, les négociations pour la délocalisation de la foire sont toujours dans l?impasse. Les autorités et les maraîchers sont divisés sur le choix du site temporaire.
Mercredi matin, le ministre des Infrastructures publiques, Anil Baichoo, a effectué une visite sur ce site. Il était accompagné des maraîchers, de leur avocat, Me Radha Nunkoo, des représentants du conseil des districts de Moka-Flacq et des ingénieurs. Aménagée à quelque 200 mètres de la foire actuelle, la nouvelle base d?opération proposée n?est pas dotée de parking, de points d?eau ou de toilettes. Raisons pour lesquelles les marchands souhaitent plutôt être installés sur le parking du traffic centre qui est plus spacieux et plus près des toilettes. Cependant, ces derniers ne veulent pas être déplacés avant fin décembre afin de pouvoir profiter des fêtes de fin d?année.
Interrogé par l?express Est, Anil Baichoo déclare qu?il n?est pas question de céder le parking aux maraîchers. ?Nous avons décidé plutôt de faire élargir l?espace qu?occupent les étals et de doter le site d?un point d?eau. Mais nous ne pouvons investir sur un projet temporaire. Il est plus logique de le faire pour la construction de la foire permanente?, a-t-il ajouté.
Conditions pour délocaliser la foire
Dans son jugement, le juge Bushan Domah impose quatre conditions pour la délocalisation de la foire :
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le site temporaire doit être pourvu d?eau et d?une fourniture d?énergie électrique;
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des toilettes additionnelles doivent être aménagées en sus de celles disponibles un peu plus loin sur conseils des autorités sanitaires;
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une aire de stationnement doit être pourvue pour les nombreux véhicules convergeant vers cet endroit les jours de foire (mercredi et dimanche);
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les maraîchers doivent disposer du même espace de vente qu?à présent en sus du parking.
Le juge Bushan Domah est très sévère vis-à-vis des autorités, représentées par le ministère des Infrastructures publiques, la Road Development Authority et le conseil des districts de Moka-Flacq : ?A letter was issued on 6th February simply informing them (les maraîchers) they would be moved. The critical matter as to where was left to everyone?s guess. On 31st July, they were told they were transferred as from 6.8.2003 to a stated new site. One could not be more arbitrary?.
Au sujet de la position du conseil des districts, le juge écrit : ?The mere non-payment of rent for a month or two would scarce make one an illegal market-seller. One may not be a paid-up stall-holder but one is not yet illegal. If law began to raise such objections to shut people out of the country?s justice system and the courts began to accept such pleas, we would need to shut down the courts first before shutting out the people?.
La Cour suprême reproche aux autorités leur ?uncaring attitude? quant au sort de la communauté des maraîchers qui ont servi la localité pendant des années et continuent à le faire. ?They were, accordingly, never given an opportunity to express their qualms even if they were being moved not for two days but for the next two years?.
Evoquant l?histoire des maraîchers qui avaient dû, il y a dix ans, changé une première fois leur base d?opération, le juge Domah critique le judiciaire, le MPI et le conseil de district pour l?absence de considération quant au sort de cette communauté. ?The Judiciary was unconcerned of their would-be plight : it was more concerned of the smelly yard of the Court of Flacq after market-day. The MPI was unconcerned of their would-be plight: the contractors were breaking down its neck for the site to be cleared. The little concern the District Council showed at first on the matter, it subsequently seemed to have recanted. It rolled out a tarred surface to them and, then, effected a volte-face. In none of the scenarios, the concern of the sellers ever entered the equation. The sellers had to clamour to be heard but with little effect. The authorities never gave them a consultation??
Commentant cette affaire, Me Radha Nunkoo, avocat des maraîchers, indique que pendant deux mois et demi, toute tentative de négociation avec les autorités a échoué. ?C?est seulement après ce jugement que le ministre Anil Baichoo a accepté d?avoir une réunion avec les maraîchers en présence des autres parties concernées. L?atmosphère était très tendue en raison de l?attitude des autorités. Le président du conseil de district, Prakash Bunshee, a indiqué que les modifications à être apportées au site temporaire coûteraient Rs 2,2 millions et que le conseil n?a pas d?argent. La réunion a pris fin sur cette note négative?, dit-il.
Critiques contre le judiciaire et le MPI
Prakash Bhunsee, lui, estime qu?on ne peut déplacer les marchands dans le seul but de démarrer la deuxième phase du traffic centre. ?Une telle décision ne peut être prise sans mettre à leur disposition un endroit doté de toutes les aménités nécessaires?, soutient-il.
Ramen Mauree, secrétaire de la Flacq Fair Merchants Association, se plaint de l?étroitesse du site temporaire et de l?absence de parking. Randhir Ramdanee et Arvind Seetul, membres, craignent les accidents pendant le débarquement des marchandises, étant donné que l?entrée se trouve dans une courbe. ?Le passage pour les membres du public entre les étals est trop étroit, faisant à peine trois pieds. Il n?y a ni point d?eau (absolument nécessaire pour les légumes), ni toilettes. Le plateforme déborde aussi sur la voie d?accès Rajput Sabha. Nous risquons d?avoir des problèmes. Nous serons mieux lotis au parking de la RDA au traffic centre?, affirme Ramen Mauree.
Donacharya Sahaye, trésorier de l?association, et Sachudah Veerasamy, membre, n?ont pas d?objection à changer de base d?opération, mais à condition d?être casé dans un endroit convenable doté de toutes les aménités nécessaires. ? Les demandes des marchands sont justifiées. Pendant la visite du ministre, il a été établi qu?il y a un manque d?espace pour les étals comme pour le stockage des légumes et pour le parking. Le projet de construction d?une foire permanente prendra deux ans. L?appel d?offres n?a même pas été lancé. Alors comment peut-on nous demander d?opérer dans un endroit inapproprié??, commente Sachudah Veerasamy.
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