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Elle réclame Rs 600 000 à son époux pour infidélité
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Elle réclame Rs 600 000 à son époux pour infidélité
Il lui avait promis fidélité et amour. Dès leur lune de miel, la promesse s?envole, affirme-t-elle. Elle subit humiliations sur humiliations. Et six mois plus tard, lorsqu?elle apprend qu?elle est atteinte d?une tumeur, elle essuie du mépris. S?estimant trahie, une employée d?une institution secondaire relate ses malheurs dans une plainte et réclame à son mari Rs 600 000 de dommages.
Le couple se marie en avril 2001. Elle vient de Mahébourg et lui de Bel-Air. Ils décident d?aller à Rodrigues pour leur lune de miel. Mais à sa grande surprise, il refuse de payer les billets d?avion et insiste pour qu?elle le fasse. Si elle ferme les yeux sur ce comportement, elle se rendra plus tard compte que c?était là les premiers signes qu?il ne nourrissait pas à son égard de sentiments très amoureux?
En octobre 2001, la jeune épouse découvre qu?elle a une tumeur au sein. Une opération révèle qu?il s?agit d?un cancer. Il lui faut subir d?urgence une ablation du sein gauche. Accablée, elle cherche l?épaule de son époux. Mais celui-ci est froid. Après avoir consulté sa mère, il demandera à celle-ci de retourner chez elle, à Mahébourg. Il refuse de participer aux dépenses encourues pour l?opération de même que pour le traitement et le transport. Pire? il parvient à obtenir un reçu en son propre nom pour le paiement effectué par son épouse. Il réclame même un remboursement du Police Welfare Fund.
Violence conjugale
Après son traitement, la plaignante regagne le toit conjugal. Elle est censée être en convalescence mais son mari la contraint à s?acquitter de toutes les tâches ménagères, dit-elle. Elle doit aussi encourir toutes les dépenses pour l?approvisionnement mensuel. ?Je n?ai reçu aucun signe de sympathie et aucun soutien de la part de mon mari?, affirme la plaignante.
Le jeune femme allègue également que son mari mène une vie d?adultère. Il rentre souvent tard à la maison. Un jour qu?elle a tenté de l?interroger, dit-elle, il l?a agressée physiquement et l?a blessée à la tête. Elle a dû se faire soigner à l?hôpital de Flacq.
La plaignante se dit donc souvent victime de violence conjugale, malgré sa maladie. Elle a même consigné une déposition au poste de police de Mahébourg. Une autre fois, alors qu?elle s?était blessée avec un canif, il aurait refusé de l?emmener à l?hôpital et lui aurait conseillé de prendre un taxi et de demander l?aide de sa mère.
Le harcèlement serait également moral : l?homme ne rate pas une occasion de se plaindre de sa malchance et du fait qu?il se retrouve avec une femme malade sur les bras. Constamment irrité et insultant, il cherche tout le temps la bagarre, souligne la plaignante.
Estimant que son mari a failli à son devoir d?apporter secours, assistance et fidélité à son épouse, la plaignante s?en est séparée et a recouru à un avocat. Elle a retenu les services de Me Manon Mardaymootoo, Senior Attorney.
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