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« Je suis assez charismatique pour remplacer SAJ »
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« Je suis assez charismatique pour remplacer SAJ »
> Comment vous êtes-vous retrouvé dans le monde politique ?
La politique n?est qu?une forme supérieure de pratiquer le travail social. En tant que médecin, je faisais du travail social et en tant que politicien, je servirai mes mandants encore mieux que quand j?étais médecin.
> Qu?est-ce qui vous a décidé à vous présenter pour le MSM ?
Le bilan du MSM depuis 1983 est très impressionnant. L?ancien leader du MSM a eu une vision qui a amené le progrès économique. Il a apporté une unité, une stabilité et un progrès que le monde entier reconnaît. J?ai ensuite suivi le parcours du nouveau leader depuis 1995. Et j?ai constaté l?honnêteté et la sincérité extraordinaire qui l?habitent. Il a été assez fort pour me convaincre que le MSM était le bon choix à faire.
> Vous étiez sympathisant du MSM ?
Sympathisant mais pas actif au niveau politique. J?avais des amis au MSM, comme Joe Lesjongard qui est un camarade d?université.
> Pensez-vous être le bon candidat pour la partielle du numéro 7 ?
Sincèrement je crois que mon parti a fait le bon choix et que j?ai fait le bon choix en me présentant sous sa bannière. J?avais envie d?entrer en politique, je l?aurais peut-être fait en 2005. Je n?ai donc pas refusé l?occasion qui s?est présentée à moi. Il y a vingt-trois villages dans la circonscription et j?ai des contacts personnels dans chacun d?entre eux. Mon leader a pris en compte tous ces éléments pour me choisir. J?estime être une figure assez charismatique pour remplacer SAJ.
> Vous ne croyez pas que c?est plutôt le précédent Hookoom ? médecin proche des gens ? qui a motivé le choix du MSM ?
Je ne suis pas un autre Dr Hookoom. Je ne crois pas que l?on doive nous comparer.
> Si vous êtes élu, puis nommé ministre, que pensez-vous apporter en plus au Parlement et au pays ?
Je me joins à un gouvernement qui s?est déjà fixé un but. Je ne vais pas changer maintenant des choses qui sont contenues dans le manifeste électoral de 2000. Je continuerai à lutter pour le progrès, l?unité et le développement économique. En 2005, les lois sur les collectivités territoriales vont être en vigueur, je serai alors très actif dans ce domaine pour diminuer les différences entre les villes et les villages du pays. Je compte alors apporter un plus quand il sera question de décider du nouveau programme politique.
> Quel ministère vous tente ?
Si je suis dans la politique, c?est pour servir le peuple. Je peux le faire à travers n?importe quel ministère. Je suis assez compétent pour faire mes preuves dans n?importe quel ministère. Je ferai mon maximum dans celui où je serai nommé. Je travaillerai dur pour me montrer à la hauteur.
> Vous êtes peut-être tenté par la santé ?
Pourquoi pas ? Mais mon arrière-grand-père et mon grand-père étaient cultivateurs de cannes? je pourrais tout aussi bien être ministre de l?Agriculture !
> La gestion des affaires publiques comporte ses propres contraintes et ses lourdeurs. Vous préparez-vous à faire face à ces aspects de l?administration si vous êtes élu ? Ne serez-vous pas déçu de voir que les choses ne peuvent pas se faire toujours très vite ?
Quand on évolue au sein d?un groupe et d?un parti, on ne peut pas s?arrêter à son cas personnel, on doit se mettre au second plan parfois pour donner la priorité à ce que pense la majorité. J?aurai mon mot à dire sur les décisions qui seront prises.
> Comment se déroule votre campagne ?
Cela fait deux semaines que nous sommes en campagne. Elle a été divisée en trois parties : un contact dans toute la circonscription par l?intermédiaire de nos activistes établis. Cette phase se terminera fin octobre. La deuxième phase consiste à consolider ces contacts. Vers fin octobre début novembre, je serai sur le terrain toute la journée pour du porte-à-porte, des réunions nocturnes et des meetings. Enfin, après le Nomination Day, on va devoir maintenir notre acquis et être présent durant les vingt jours restants.
> Vous avez pris du temps pour entrer dans la peau du candidat. On ne vous sentait pas très à l?aise. On vous a briefé pour vous remettre sur la voie ?
Un nouveau-né ne court pas tout de suite. Quand on m?a présenté, je n?étais peut-être pas tout à fait prêt. Au départ, j?étais trop encadré et je n?étais pas vraiment d?accord avec cela. Mais je suis d?un naturel humble : j?écoute les autres avant de parler. J?arrive à être très spontané maintenant. Durant notre dernier meeting, je me suis senti très à l?aise par exemple. Je crois pouvoir devenir un excellent orateur.
> Quel est votre discours quand vous voyez les électeurs, surtout les indécis ? Quels arguments utilisez-vous pour les persuader de voter pour vous ?
Je me présente et je leur présente les enjeux de l?élection de décembre. Je leur demande aussi les raisons pour lesquelles ils ne choisissent pas de voter l?alliance MSM-MMM dans un premier temps. Nous leur expliquons que nous travaillons pour le pays entier. Mais on ne rencontre pas beaucoup de frustrés du pouvoir.
> Alors pourquoi les électeurs devraient-ils croire à vos promesses ?
On ne doit pas perdre patience. Quand d?autres vous ont promis des choses pendant vingt-cinq ans sans tenir leurs promesses, cela ne veut pas dire que ceux qui leur succéderont ne vous donneront pas satisfaction !
> Certains agents du MSM s?exaspèrent de votre inexpérience, de vos retards pour rencontrer les électeurs tôt le matin les jours de marché, du fait que vous ne soyez pas encore assez impliqué dans la campagne?
Je suis dans la phase de consolidation et ce ne sont que les premiers contacts. Si je consacre un jour par village cela me coûtera vingt-trois jours. Ce n?est qu?à partir du 1er novembre que je serai 24 heures sur 24 sur le terrain.
> À quel point craignez-vous le candidat Jeetah ?
Je n?ai pas eu l?occasion de le rencontrer. Je le respecte beaucoup et je crois qu?il a pris la bonne décision en entrant en politique. Mais ce sera aux 37 623 électeurs de la circonscription de décider. Je ne le crains pas vraiment. Moi j?ai pris toutes mes décisions de mon propre chef. Mes parents n?ont jamais décidé à ma place. Je ne crains personne, même pas au plus haut niveau tant que je serai sincère et honnête.
> Vous ferez donc preuve d?une certaine indépendance ?
Tout le monde doit être indépendant tout en restant fidèle à son parti. L?indépendance, c?est pouvoir exprimer ses idées.
> Le candidat Jeetah est-il un bon choix pour l?opposition ?
Je ne sais pas sur quels critères ils ont choisi leur candidat. Le problème est entier pour eux parce qu?ils n?ont pas de bilan à défendre. Et quand on n?a pas un bilan à défendre, c?est très difficile. Ils parlent du chômage alors qu?en 1982 il y avait 76 000 sans-emploi quand le MSM est arrivé au pouvoir.
> Vous vous présentez comme cardiologue, mais vous n?êtes pas répertorié en tant que tel dans le registre des spécialistes. Pouvez-vous éclaircir la situation ?
J?ai fait trois ans de Postgraduation en cardiologie et j?ai un diploma dans cette spécialité. De 1991 à 2002, j?ai pratiqué en tant que cardiologue et j?étais reconnu par le Medical Council. Depuis 2002, les nouveaux règlements prévoient qu?il faut cinq ans de spécialisation. Cependant, on ne m?a pas demandé de faire les deux ans supplémentaires parce que j?ai treize ans de pratique. J?ai envoyé ma demande d?enregistrement l?an dernier, elle est en attente.
> Êtes-vous confiant dans votre victoire pour l?élection partielle ?
Je suis confiant. Mais il faut travailler encore, rien n?est acquis dans la vie.
Propos recueillis par Rabin BHUJUN
« Si je suis dans la politique, c?est pour servir le peuple. Je peuxle faire à travers n?importe quel ministère. Je suis assez compétent pour faire mes preuves dans n?importe quel ministère. »
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