Publicité
Dr Prakash Hurry : «Le choix est entre un bilan éloquent et l?échec des travaillistes »
Par
Partager cet article
Dr Prakash Hurry : «Le choix est entre un bilan éloquent et l?échec des travaillistes »
Pourquoi avez-vous été choisi comme candidat ?
C?est aux dirigeants de l?alliance gouvernementale qu?il faut poser la question? Mais je ne crois pas que des critères spécifiques déterminent l?investiture d?un candidat. L?engagement personnel, le comportement et la discipline irréprochable d?une personne, sa flamme pour servir le pays déterminent le choix. Je n?ai aucun doute que ma proximité avec toutes les couches sociales de par ma profession a été déterminante. En outre, je suis connu pour faire partie d?une famille très active sur le plan social, politique et sportif dans le Nord.
Mais vous n?avez jamais fait de politique active ?
Venir en aide aux gens est aussi un engagement politique.
Qu?est-ce qui vous a poussé à entrer en politique ?
Le contexte historique (poursuivre l?oeuvre de SAJ), la conjoncture économique internationale difficile, mais surtout les efforts et le travail gigantesque du gouvernement. J?ai vu ainsi un moyen d?apporter ma contribution à l?action gouvernementale. J?espère être à la hauteur de la confiance placée en moi. Je dois aussi dire que le recours par certaines personnes à des arguments ?communalistes? m?effraient. Il nous faut réagir face à ses dangers et mon engagement s?inscrit dans cette mouvance. Enfin, je m?engage afin de rendre hommage à Sir Anerood, qui a dignement représenté les habitants de la circonscription.
Si vous êtes élu, quels sont vos projets pour le n° 7 ?
La priorité sera la mise en application de cette réforme majeure qui fera de Rivière-du-Rempart une ville. Je vais m?assurer que la transition, surtout au niveau des institutions, se passe au mieux. Quant aux projets, ils ont été nombreux depuis trois ans. Nous allons continuer à moderniser la région suivant les attentes de la population.
Quels sont les enjeux de cette élection partielle ?
Elle revêt une importance capitale tant pour donner un encouragement à Paul Bérenger et à Pravind Jugnauth que pour continuer le redressement du pays. Elle est surtout très importante pour la consolidation de l?unité nationale. Les habitants seront appelés à exprimer leur reconnaissance au grand patriote qu?a été Sir Anerood Jugnauth. Ce sera aussi l?occasion de dire non à la campagne communale de certains dirigeants politiques.
Quelle difficulté guette l?alliance MMM-MSM?
Nous ne prévoyons aucune difficulté majeure sauf l?abstention par excès de confiance. Je ne crois pas que nous aurons des difficultés à faire passer le message de vérité et d?espoir du gouvernement. Nous avons un peuple intelligent et éclairé. Après avoir été au pouvoir pendant trois ans, le gouvernement a un bilan éloquent. Un tel bilan se défend très facilement. Certes, beaucoup reste à faire mais on va dans la bonne direction. Je crois que la population reconnaît que le pays est en de très bonnes mains.
Quels seront vos thèmes de campagne ?
Les réformes majeures entreprises dans différents secteurs dont l?éducation, l?industrie sucrière etc. Nous allons rappeler aux gens les nombreux projets pour les démunis, entre autres, les investissements importants dans les logements sociaux, le combat contre la fraude et la corruption. Nous leur demanderons de faire le choix entre un gouvernement qui a à c?ur l?intérêt du pays et l?équipe adverse qui a été un échec total au pouvoir. D?ailleurs, nous n?inventons rien quand nous affirmons que leur mandat a été marqué par une léthargie qui a mené le pays à la dérive.
Il n?y a eu aucun grand meeting jusqu?ici. Vous avez décidé de privilégier des réunions privées ?
C?est vrai que, dans un premier temps, nous privilégions des réunions privées. Nous voulons être plus proches de notre électorat en écoutant ses attentes et ses préoccupations afin de mieux le servir ensuite. La campagne est longue : neuf semaines. Nous allons procéder par étapes. Les grands rassemblements seront à l?agenda par la suite. Nous avons un bon response jusqu?ici.
Pourtant, lors d?une réunion cette semaine, à Belle-Vue-Harel, les habitants ont vivement interpellé les dirigeants sur l?emploi?
Il y a effectivement unanimité que le chômage est un fléau ici comme ailleurs. Si la situation est préoccupante, elle est loin d?être alarmante. Nous devons aujourd?hui gérer une telle situation parce que, pendant les quatre ans du règne travailliste, il n?y a pas eu de création d?emplois. Rien que pour la force policière, il n?y pas eu de recrutement ou de promotion. L?actuel gouvernement en a créé des milliers.
Vos adversaires axent leur campagne sur Paul Bérenger, la lutte « vendue » de Sir Anerood et un bilan négatif du gouvernement.
C?est par manque d?arguments et pour masquer leur bilan catastrophique qu?ils ont recours à une campagne aussi communale. La population doit sanctionner ce type de langage. C?est une honte d?essayer de gagner un capital politique avec des arguments si bas.
N?êtes-vous pas offusqué qu?on vous présente comme un « produit ministrable » pour séduire l?électeur ? C?est un chantage?
Au contraire, je le perçois comme un compliment, une reconnaissance de mes compétences. Il n?a jamais été question de me présenter comme un « produit ministrable ». Nous avons d?autres arguments solides pour séduire les habitants de cette région.
Quoique qu?en dise le Premier ministre, il est clair que le n° 7 a été inondé de projets dans le cadre de cette élection partielle?
C?est injuste de votre part de faire de telles insinuations. Un gouvernement responsable ne travaille pas que le temps d?une élection. Le pays est devenu un vaste chantier, au n° 7, comme ailleurs. Nous réalisons ces projets dans le cadre du programme gouvernemental dont la mission principale est de moderniser le pays. La conception des projets prend du temps et il y a plusieurs étapes jusqu?à leur aboutissement. Les dirigeants de l?alliance gouvernementale ont promis des fair and free elections et nous allons respecter notre parole. Le peuple appréciera.
Paul Bérenger compte faire de vous le n° 6 de l?alliance gouvernementale. Ce n?est pas un peu tôt ?
C?est le Premier ministre qui a les prérogatives de nommer ses ministres. Je n?ai imposé aucune condition préalable pour être candidat au n° 7. Je me sens capable d?assumer n?importe quelle responsabilité.
Quels sont les problèmes les plus urgents auxquels le pays est confronté ?
Les problèmes qui nous préoccupent sont les effets de la mondialisation, la menace sur les exportations de notre sucre et notre textile, le chômage, la fraude et la corruption, la recrudescence des maladies non transmissibles, la congestion routière, entre autres.
- Que pensez-vous de la réforme des collectivités locales ?
Il est bon de faire un retour en arrière pour comprendre cette évolution. Dans les années 50, nous avons créé les conseils de village et les municipalités. Les collectivités locales d?alors prônaient une politique de proximité en vue d?assurer le développement de ces régions. L?amélioration de la qualité de la vie et le souci du gouvernement d?alors de moderniser nos villages ont transformé le pays. C?est ainsi que le Local Government Act 1989 est introduit dans le but de diminuer la disparité entre villes et villages. La nouvelle loi va plus loin et veut donner le statut de villes aux grandes régions rurales car il n?existe aujourd?hui presque aucune différence. Il était impératif que les collectivités locales aient plus d?autonomie comme le prévoit cette nouvelle loi.
Publicité
Publicité
Les plus récents