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L?Azerbaïdjan se prépare à la ?transition dynastique?

15 octobre 2003, 20:00

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Ilham Aliev, fils du président sortant, s?est dit convaincu que le scrutin présidentiel qui s?est ouvert hier en Azerbaïdjan le porterait à la tête de l?Etat, assurant que les électeurs feraient le choix de la stabilité en se prononçant pour la première ?transition dynastique? de l?ère post-soviétique.

Accompagné de son épouse et de sa fille aînée, il a déposé son bulletin dans l?urne devant une batterie de caméras, dans l?école qu?il fréquentait étant enfant et dont les murs avaient été couverts de portraits de son père. Du fait des ressources pétrolières du pays (0,7% des réserves mondiales) le scrutin sera suivi de près par les Etats-Unis ? qui voient en Bakou une source alternative à la production proche-orientale ? ainsi que par la Russie, l?Iran et la Turquie, les autres riverains de la mer Caspienne. ?L?Azerbaïdjan a besoin de paix, de stabilité, de développement économique et d?intégration. Il ne doit pas renouer avec la période de guerre, de guerre civile, de chaos et d?anarchie?, a déclaré Ilham Aliev aux journalistes, les bras chargés de fleurs. ?La façon dont les Azéris m?ont accueilli au cours de la campagne m?a convaincu qu?ils avaient fait leur choix?, a-t-il poursuivi.

Cette victoire annoncée de l?héritier du clan Aliev, ex-playboy de 41 ans, constitue le point d?orgue de la passation de pouvoir entamée il y a plus d?un an par son père. Depuis Cleveland, aux Etats-Unis, où il est soigné pour des problèmes rénaux et cardiaques, Haïdar Aliev, qui, à 80 ans, jouit encore d?une immense popularité construite dès les années 1960 au sein du sérail communiste puis du KGB, a confié en août dernier les rênes du gouvernement à son fils, après avoir modifié la constitution. Les sept autres prétendants à sa succession ont dénoncé une campagne de menaces et d?intimidations et disent s?attendre à un bourrage systématique des urnes pour assurer le maintien du clan Aliev à la tête de l?Etat.

?Si tout est honnête, je serai président?, a lancé hier Issa Gambar, chef de file de l?opposition et principal adversaire d?Ilham Aliev.

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