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Haro sur la MBC

13 octobre 2003, 20:00

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(Programmes et déprogrammations de la MBC) : Des groupes socioculturels, faisant croire qu?ils sont représentatifs de larges portions de la population, ont un succès indu auprès du gouvernement lequel, trop souvent bat en retraite, apeuré par quelques protestations.

Eh bien, nous aussi nous voulons protester, vigoureusement, et nous prétendons représenter, bien plus que cette poignée de tapageurs, la majorité silencieuse. Vous voulez un exemple ? Qui hurle contre l?accession de Paul Bérenger au poste de Premier ministre ? Pas la majorité, seuls quelques aboyeurs de service donnent de la voix. Pour quelle raison ? Pas le pouvoir accru du président de la République? Peut-on considérer ces gens comme des Mauriciens alors qu?ils se disqualifient eux-mêmes. Plus : ils se nient comme citoyens de la République de Maurice.

Ce que nous réclamons, c?est la réintroduction de programmes intéressants, stimulants pour l?esprit, avec ouverture sur le monde. Si beaucoup d?émissions locales sont de très bonne facture, il reste qu?elles ne suffisent pas à nourrir l?esprit et élargir l?horizon.

Voici une série d?émissions qui ont disparu, parfois momentanément, alors que, officiellement, le Premier ministre avait demandé que les chaînes reprennent leurs programmations précédentes ? Y a-t-il eu des ordres officieux ?

Radio : Un beau jour, disparaît le journal de 13 heures de France Inter. Suite à un article indigné, il revient sur les ondes, mais pas le samedi ni le dimanche. Pourquoi ?

Saute également le jeu des Mille euros, plaisir d?un grand nombre. Quant aux heures d?émissions de France Inter en pleine nuit? La MBC-Gouvernement aura-t-elle le courage de révéler combien d?auditeurs sont éveillés entre minuit et 5 heures ?

Télévision : Il est difficile d?être précis à cause de la danse des émissions disparues, réapparues parfois sur des chaînes différentes et d?autres ayant traversé la rue Pasteur comme un éclair dans la nuit. Nous ne pouvons donc que mentionner quelques points, mais nous les croyons suffisamment parlants pour justifier notre démarche.

Emissions disparues : le programme littéraires de Bernard Pivot et celui de Bernard Rapp. Vivement dimanche de Michel Drucker, in, out, in? On attend. Out ce 5 octobre? Ça se discute (Jean-Luc Delarue) passait déjà tard (21h20), est diffusé à 22 heures. Pourquoi ? Mais de nouveau à 21h30.

Le fabuleux destin de? est passé un dimanche à l?heure de Drucker, une seule fois. Des racines et des ailes de Patrick de Carolis : disparu?

Envoyé spécial de la remarquable Françoise Joly sur des sujets passionnants, a fait une apparition en septembre. Le lundi 29 on a vu On vous dit pourquoi. Que comprendre?

C?est pas sorcier, excellente émission éducative pour enfants, passait à 17 heures. Croyez le si vous voulez, elle passe à 7 h 30? pour les non scolarisés ? Et il faut voir par quoi ces émissions sont remplacées?Nous n?avons même pas envie de commenter.

Il nous a fallu quelques jours pour écrire cet article, le temps de suivre les sautes d?humeur de la MBC et de récolter les signatures. C?était donc à vous, ex-Premier ministre qu?était adressée cette demande. Elle prend aujourd?hui le chemin du Réduit car c?est sur vous, aujourd?hui, président de la République, que nous comptons pour intervenir.

Suivent une cinquantaine de signatures?

My true fears

After the flood of effusive congratulations, admiration and hero-worship, assurance of most loyal fidelity and undying love from friends and yesterdays? foes - suddenly-turned-staunch-pro-bérengistes, maybe it is not too early to think about the many se-rious problems facing our country.

Despite some improvement in the European and US economic situation, there is no indication that this will have any positive effects on our own economy. Our textile industry is condemned. All ?emergency? measures will only serve to delay temporarily the inevitable death. There is no way we can compete with the cheaper producing countries like China, India, Pakistan and other Bangladesh in a Free Trade world. Our sugar industry will be greatly handicapped with the inevitable changes in the Sugar Protocol. Add to that, our high costs of production, our impoverishing agricultural soil, the harsh competition from the European beet-sugar; and we would be fortunate if cyclones and droughts do not complicate matters further. The tourist industry is doing comparatively well. But we would be criminally irresponsible to place all our hopes on it. The great economic boom and massive job creation - grossly exaggerated by politicians and the media - from the IT industry seem to be turning out to be only cyber dreams. Fraud, corruption and drug trafficking are at their highest. Public trust in vital Police, Justice, and other Financial Institutions is dangerously at its lowest.

The sum all of the above is massive unemployment; insecurity, mistrust, individual and national impoverishment; accompanying social problems of thefts, robberies, prostitution, and other crimes. The question now is: Is our country, our people fully aware of this? Have our leaders foreseen and prepared us for such an eventuality? The answer is, alas! NO. Our leaders have been too busy with their petty ambitions, too engrossed in their shameful political intrigues, to give any serious thought to these all too foreseeable world and national traumas.

The great question is: Is Bérenger, our new PM, the heaven-sent saviour? The answer is, again alas!, NO . Bérenger is no magician. Nor is he the Jugnauth of the 80s, who can speak the blunt truth about our problems, and motivate the population to sacrifice and work hard .

These are my true fears - not the stupid, outdated communal fears that certain demagogues are trying to spread around. I have said it, and am saying it again: At this present juncture, our country needs a Prime Minister of the no-nonsense character of the Jugnauth of the 80s; of his iron-fisted discipline; of his stubborn drive; of his near-dictatorship; of such near-awesome personality that no one would dare to manipulate him; for whom electoral considerations come after national interests; to whom the future of the country is of far greater importance than his personal ambition.

Jagdish Seebaruth

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