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Un classique en devenir

9 octobre 2003, 20:00

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Les vélos rangés, les résultats compilés, rendez-vous est pris pour la cinquième édition des 100 kilomètres Anou Pédaler l?année prochaine. A l?heure des bilans, la satisfaction est totale du côté des organisateurs.

Barry Haaroff, cheville ouvrière de cette épreuve cyclosportive, parle d?une ?grande fête populaire?, ?d?un moment fantastique?. Quant à Alain Dalais, président de la commission cyclotourisme de la fédération cycliste, il se félicite que les objectifs aient été ?largement atteints? et avoue avoir ?senti un bel élan? qui montre bien, si besoin est, que la bicyclette est l?ami des Mauriciens. Nous parlerons, de notre côté, d?un classique en devenir.

640 inscrits

Petit à petit, Anou Pédaler prend ses marques à Maurice et s?inscrit comme un rendez-vous incontournable de la communauté du cyclisme. Le mérite revient ici au tandem Dalais-Haaroff, qui ne s?épargne aucune peine pour faire de cette épreuve cyclosportive un succès. Les Mauriciens ont d?ailleurs largement répondu à l?appel cette année. A samedi soir, soit la veille de la course, ils étaient

640 randonneurs à s?être fait inscrire. ?On a été obligé d?arrêter à ce chiffre. Il y avait pourtant encore des demandeurs?, explique Barry Haaroff.

De ce lot, 559 ont pris le départ et 491 ont terminé. Le premier, le Réunionnais Armand Henriette, en 2h 23m 25s, soit à une moyenne de 41,84 km/h. Le dernier a franchi la ligne trois heures après. Il s?agit de Gary Isale, qui a bouclé les cent kilomètres en 5h 23m 54s, soit à 18,52 km/h de moyenne. Isale, il va sans dire, a sans doute plus de mérite qu?Henriette, un habitué des routes. Et puis, l?essentiel, dimanche, n?était pas de gagner mais de terminer.

Quelle orientation donner à Anou Pédaler ? Cette question est sur toutes les lèvres. Dès l?année prochaine, les organisateurs espèrent atteindre la barre symbolique des mille inscrits. C?est largement faisable moyennant que tous les partenaires ? fédération, clubs, médias et pourquoi pas l?Etat ? jouent le jeu.

Alain Dalais, on le sait, espère secrètement que sa randonnée puisse, un de ces quatre matins, s?imposer comme une copie miniature de la célèbre Argus Race, la classique mondiale du cyclotourisme, qui attire plusieurs dizaines de milliers de randonneurs tous les ans à Cape Town, en Afrique du Sud.

Peut-on espérer qu?Anou Pédaler puisse un jour attirer un grand plateau mondial ? Ce n?est pas impossible. Mais il va falloir pédaler dur et convaincre dans un premier temps l?Etat de la portée touristique de cette manifestation. C?est Maurice, en tant que destination, qu?il va falloir vendre. Visiter l?île à bicyclette, ce n?est pas si fou que ça.

L?avenir d?Anou Pédaler n?appartient pas qu?aux organisateurs. La grande famille du cyclisme, notamment ceux qui se sont élancés de Plaisance dimanche, sont invités à faire parvenir leurs critiques et suggestions à Alain Dalais à travers l?Association mauricienne de cyclisme, rue Royale, Belle-Rose. ?Nous attachons une grande importance à ce que les participants ont à dire. Pour que cette randonnée continue de grandir, il est essentiel de tenir compte de l?avis des concurrents, sans la participation desquels il ne peut y avoir d?épreuve?, explique-t-il.

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