Publicité
Stéphan Buckland l?absolue maîtrise
Paris. Le 27 août. Quart de finale du 200 mètres. Stéphan Buckland remporte avec une aisance déconcertante sa série. Au bout de ce demi-tour de piste, il a rendez-vous avec une place en demi-finale, mais surtout avec un chrono affolant de 20.06. Jamais, avant lui, un Mauricien n?avait atteint une telle performance. Mieux, il réalise le troisième meilleur chrono de l?histoire de l?athlétisme afri-cain derrière les 19.68 du Namibien Frankie Fredericks et des 19.84 de l?ex-Nigerien Francis Obikwelu.
A Maurice, on se met subitement à rêver. Plus d?un million de personnes songent à la médaille mondiale. Oui ! Plus d?un million de personnes y ont cru? Ils ont cru ferme en un podium sur 200 mètres. Alors que d?autres songeaient secrètement à la médaille d?or?
Mais le véritable exploit de Stéphan Buckland est d?avoir réussi le pari fou de se préparer à Maurice et d?atteindre pour la deuxième fois consécutive une finale des Mondiaux d?athlétisme. Finalement, ce chrono de 20.06 n?est que du bonus?
Tous étaient euphoriques après l?épisode d?Edmonton, mais beaucoup n?ont pas compris son choix de rester à Maurice, de poursuivre sa préparation dans son île natale. Et Paris 2003 a été l?occasion pour Stéphan Buckland de prouver que ce choix n?avait nullement eu une influence négative sur sa préparation.
La preuve, un incroyable chrono de 20.06 lors des quarts de finale du demi-tour de piste au Stade de France et ce avec une aisance déconcertante. C?est le choc !
Le monde, jusqu?ici subjugué par les machines américaines, découvre Stéphan Buckland, le fils de la cité Mangalkhan.
La télévision française n?a d?yeux que pour lui, qu?elle qualifie même de « seul francophone de la finale ».
Chez nous c?est la fierté, même ceux qui n?y croyaient pas sont désormais des convaincus.
L?île Maurice est à nouveau en transe?
Publicité
Publicité
Les plus récents