Publicité
La santé mentale Démystifiée
Le fait qu?une personne consulte un psychologue ou un psychiatre a toujours été considéré, à tort bien évidemment, comme un signe de folie. On voyait déjà le patient bon pour l?asile ! Or, les maladies mentales sont diverses et il faut les connaître pour éviter de tout confon-dre. La Journée internationale de la santé mentale, célébrée le vendredi 10 octobre prochain, est une bonne occasion de faire le point sur cette question délicate, qui reste encore très mal connue du public.
Imaginons qu?un ami ou qu?un voisin soit admis dans un hôpital psychiatrique. Irons-nous lui rendre visite ? À sa sortie, oserons-nous le regarder en face ? La réponse est quasi-évidente ! Eh oui, dès que l?on évoque la maladie mentale, on songe à des aliénés en pleine crise d?hystérie ou à ceux qui sont emprisonnés dans une camisole de force ! Mais cette perception est mauvaise ! Le fait que l?on présente des crises de fou rire, de larmes ou d?angoisse ne suffit pas pour brandir la thèse de la folie.
« Il existe à Maurice, comme dans d?au-tres pays, une certaine gêne à accepter que l?on souffre de quelque chose qui a trait au mental, de peur que les autres ne vous prennent pour un fou. Aussi longtemps qu?il y aura des hommes, il sera difficile de briser le tabou entourant la maladie mentale et de diminuer les risques de se faire taxer de malade mental », explique le psychologue Mahendranath Motah.
Comment détecter une maladie mentale ? Certains symptômes comme un changement de comportement ou d?humeur peuvent, par exemple, indiquer une dépression. En pareil cas, il est inutile d?attendre que le mal atteigne son paroxysme pour chercher de l?aide ! Parlez, communiquez et évoquez ce que vous ressentez avec votre entourage.
Actuellement, 20 à 25 % des Mauri-ciens souffrent de troubles mentaux.
« Il semblerait que le nombre des difficultés affectives et des troubles psychiques ou émotionnels soit en hausse. Ces troubles-là sont apparemment plus fréquents et plus répandus. Ce n?est peut-être pas parce que la société est plus malade, mais parce que les modèles sociaux évoluent rapidement. Ainsi, les individus ont plus de mal à se situer dans leurs relations interpersonnelles », souligne Gianella Cathan, qui est psychologue et psychothérapeute.
C?est ainsi qu?il ne faut pas hésiter à faire appel à un spécialiste en cas de problème conjugal persistant, d?échec scolaire d?un enfant ou de troubles du comportement passager.
Ce n?est pas parce que l?on est dépressif ou agressif que l?on est malade mental. Les thérapeutes, qu?ils soient psychiatres ou psychologues, sont là pour aider leurs patients à gérer au mieux leurs angoisses et leurs conflits quotidiens. On n?hésite pas à consulter un médecin pour une grippe, alors pourquoi pas un psy pour régler un mal être intérieur ?
Publicité
Publicité
Les plus récents