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Conférence internationale pour les femmes entrepreneurs

3 octobre 2003, 20:00

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Le 51e congrès mondial de l?association des Femmes chefs d?entreprise (FCEM) est une réussite. Plus de 250 femmes entrepreneurs d?une trentaine de pays se sont rencontrées au centre de conférences de Grand-Baie. Placé sous le thème «Partenaire pour la paix et la prospérité partagée», le congrès s?inscrit dans le cadre d?une réflexion mondiale sur une croissance plus équitable et le combat contre la pauvreté et la marginalisation.

Fondée en Europe en 1945, à la fin de la seconde guerre mondiale, l?association FCEM s?est rapidement étendue aux autres continents. Chaque année voit de nouvelles adhésions qui contribuent au renforcement des liens de solidarité et d?amitié, consolidant la position des femmes chefs d?entreprise dans le monde. L?association vise, au niveau national et international, à promouvoir le développement de l?entrepreneuriat féminin. Elle représente les femmes auprès des gouvernements et des instances internationales publiques et privées.

DIX MEMBRES DU BUREAU MONDIAL

La FCEM est la seule organisation non gouvernementale ayant un statut consultatif aux Nations unies ainsi qu?au Conseil de l?Europe et est représentée auprès de l?Union européenne et à l?Organisation internationale du travail.

Composé d?une dizaine de membres, le bureau mondial de la FCEM affiche de manière incontestable une vocation internationale. Ses membres viennent de Tunisie, d?Italie, de France, de Belgique, d?Argentine et de la Slovénie entre autres. «La présence de toutes ces femmes venant de pays différents démontre bien leur détermination à promouvoir la participation des femmes à l?économie», explique Leyla Khaïat, directrice de la FCEM.

L?un des principaux objectifs de l?association est de renforcer la participation des membres aux secteurs clés de leur économie respective. Le nombre des pays souhaitant rejoindre la FCEM depuis 1998 a été multiplié par six, passant de cinq à un peu plus d?une trentaine. Au total, cette organisation compte plus de 65 associations de femmes entrepreneurs, soit 30 000 membres.

Depuis quelques années, la FCEM a acquis une réputation mondiale grâce à ses réseaux et à sa participation active aux prises de décision. L?organisation participe à toutes les grandes conférences et forums internationaux touchant l?entrepreneuriat féminin. L?association, après chaque rassemblement, communique aux membres ses recommandations et les informe de ses actions à travers un bulletin.

La force de cette organisation réside dans les relais implantés dans les pays membres. C?est à ces structures locales qu?incombe la responsabilité de fédérer les femmes chefs d?entreprise et d?engager des actions auprès des instances locales. Très présente à Maurice, la FCEM siège au conseil de la Chambre de commerce et de l?industrie (MCCI), à la Mauritius Employers? Federation, à l?Industrial and Vocational Training Board (IVTB) et au Labour Advisory Board.

Les participantes à la conférence de Grand-Baie ont pu créer des liens et trouver des partenaires stratégiques. Elles se rassembleront en Argentine l?année prochaine pour le 52e congrès.

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Affaires et ouvertures

Les négociations sont allées bon train pendant le congrès. Une occasion de se faire connaître et de développer des partenariats stratégiques. «J?ai déjà pris contact avec de nombreuses Mauriciennes car je crois que Maurice possède un gros potentiel», explique Wanda Pandoli Ferrero, présidente de l?association des femmes chefs d?entreprise en Italie. Son organisation, qui regroupe quelque 200 000 femmes, est l?un des membres les plus influents de la FCEM. Engagées dans tous les secteurs de l?économie, ces entreprises génèrent plus de 25 milliards d?euros annuellement.

Les membres de l?association Entreprendre au féminin de Rodrigues ont également tiré avantage du congrès. Arlette Collet, propriétaire d?une entreprise d?artisanat a réussi à négocier avec des membres de la délégation italienne pour l?exportation, dans un premier temps, de plusieurs centaines de chapeaux tressées à la main. «Ce congrès nous offre des ouvertures sur des marchés étrangers», explique Arlette Collet. Comme cette dernière, de nombreuses participantes ont déjà développé des contacts qui déboucheront sur des partenariats entre pays en voie de développement et pays avancés.

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