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Les Espitalier-Noël et les Taylor discutent de l?avenir de Rogers
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Les Espitalier-Noël et les Taylor discutent de l?avenir de Rogers
Quelque chose se trame- t-il chez le groupe Rogers, ou plus exactement chez Rogers Consolidated Shareholding (RCS), le holding qui détient 53 % des actions du plus grand conglomérat du pays ? C?est la question que se pose depuis plusieurs semaines la communauté des affaires et le milieu boursier.
Cet intérêt pour le groupe Rogers et sa holding a pour point de départ des informations selon lesquelles il y aurait des discussions ? certains disent même des dissensions ? entre les principaux actionnaires de RCS, notamment les familles Espitalier-Noël et Taylor.
Ces bruits sont suffisamment audibles pour que la Bourse ait recherché des informations auprès du groupe Rogers. Pour la Stock Exchange of Mauritius, les discussions au sein de RCS ne la concernent pas aussi longtemps qu?elles n?ont pas de répercussions sur le groupe Rogers qui est, lui, coté en Bourse.
Le groupe Rogers pourrait émettre un communiqué prochainement mais rien n?est confirmé. En attendant, Hector Espitalier Noël, Chief Executive Officer (CEO) du groupe Espitalier Noël Ltd (ENL), tout comme Tim Taylor, CEO du groupe Rogers, confirment que des discussions sont effectivement en cours. Mais ils nient que des dissensions existent.
Rumeurs persistantes
?Il y a des discussions. Discussions ne veut pas dire dissensions. Nous discutons très librement et cordialement?, affirme Tim Taylor. ?Nous échangeons nos points de vue en toute honnêteté?, renchérit Hector Espitalier-Noël.
Selon la rumeur persistante dans les milieux des affaires et de la bourse, ces ?discussions? auraient pour toile de fond une guerre de pouvoir pour le contrôle du Groupe Rogers avec à la clé des intérêts financiers.
Plusieurs scénarios sont évoqués dans les milieux d?affaires de la capitale. Le premier est que les discussions au sein de RCS pourraient déboucher sur la nomination d?un Deputy CEO, poste qui reviendrait à un membre de la famille Espitalier-Noël. Dans un tel cas de figure, la gestion des différents clusters du groupe serait alors partagée entre les numéro un et numéro deux du groupe. On pourrait alors assister à une réorganisation des clusters du groupe Rogers.
Interrogé sur la possibilité de la nomination d?un Deputy CEO, Tim Taylor est catégorique : ?Cette question n?est pas d?actualité.? Aucun changement n?est envisagé au niveau du Top Management, ajoute-t-il.
Une autre option plus radicale évoquée serait que certains clusters soient séparés du groupe Rogers ou qu?ils restent dans le giron du groupe mais avec un actionnariat remodelé et réajusté, suppute-t-on.
?La séparation entre Rogers et New Mauritius Hotels (NMH) a marqué le début d?un processus qui va se poursuivre?, commente un observateur attentif.
?Je n?ai jamais entendu parler de tout cela?, déclare pour sa part un membre du conseil d?administration de Rogers. Les observateurs externes peuvent difficilement se faire une idée précise de la teneur des discussions engagées entre les principaux actionnaires de RCS et de Rogers. Dans la conjoncture on ne peut que s?en tenir à la version officielle.
Hector-Espitalier Noël et Tim Taylor soutiennent eux que la réflexion engagée vise uniquement à revoir les divers secteurs d?activités dans lequel le groupe est engagé afin de le rendre plus performant.
?L?économie a atteint un seuil de maturité. Pour créer de la valeur, il ne faut plus compter sur la seule croissance mais sur la performance et les compétences supérieures. Pour y arriver il faut se recentrer sur des métiers clés?, dit-il.
?Recentrer sur des métiers clés?
Tim Taylor évoque lui aussi un recentrage. ?Il s?agit de se recentrer sur des métiers clés tout en équilibrant les risques liés à chaque secteur d?activité. Au final nous voulons des entreprises plus agiles et plus performantes?, déclare le CEO de Rogers.
Avant d?arriver à ce ?recentrage?, les actionnaires principaux de RCS et donc de Rogers se livrent actuellement à une ?auto-évaluation sans complaisance de nos investissements? et des activités dans lesquelles ils sont engagés.
?Nous voulons être présents dans des secteurs d?activités où l?entreprise peut être plus performante que ses concurrents?, indique Tim Taylor.
Quant à savoir quand ? et sur quoi ? aboutira cette réflexion, Hector Espitalier Noël déclare qu??on ne peut s?attendre à des réponses en une journée?.
S?il est vrai que nul ne peut prédire l?issue des discussions engagées entre les familles Espitalier-Noël et Taylor, on peut imaginer qu?elles sont très complexes et difficiles. On peut aussi envisager qu?elles ne débouchent finalement sur aucun bouleversement majeur.
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