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Montoya sur son terrain

27 septembre 2003, 20:00

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Devancé de trois points par Michael Schumacher, Juan Pablo Montoya considère en effet que « Indy » pourrait bien être sa dernière chance dans sa tentative de conquête du titre mondial avant l?ultime rendez-vous du Japon (12 octobre).

« Je dois combler l?écart qui me sépare de Michael, admet effectivement le Colombien. Et si possible lui passer devant, car Suzuka est un circuit qui convient bien à son style de pilotage. »

Pas question pour Montoya d?envisager autre chose que la victoire sur un tracé chargé de souvenirs, d?émotion. En espérant également que quelques adversaires se transforment en alliés de circonstance. Histoire de s?immmiscer entre lui et la Ferrari de Michael Schumacher.

« Au chapitre de mes bons souvenirs du Brickyard, il y a bien sûr le plus important de tous, la victoire aux 500 miles en 2000, indique Montoya. Ce fut très important pour ma carrière. Et puis il y a mes années CART durant lesquelles mon équipe était basée à Indianapolis. »

Juan Pablo Montoya sait qu?il dispose de tous les atouts pour réussir à Indianapolis. Que sa Williams sera sans doute plus efficace que la Ferrari sur l?infield, la partie intérieure à l?ovale, cette portion sinueuse qui ralentit les F1.

« Notre voiture peut bien faire sur le speedway car la puissance du moteur BMW convient bien à la longue ligne droite », ajoute Montoya. La performance, mais également la fiabilité, car tout abandon est désormais interdit, seront les éléments « clés » de la réussite.

Pour Patrick Head, directeur technique de l?écurie britannique, deux autres facteurs joueront un grand rôle dans la bataille qui opposera Williams-BMW à Ferrari, Montoya à Michael Schumacher : le talent et la chance.

« Juan Pablo trouve toujours ce petit plus pour attaquer, se frayer un chemin. Que ce soit face à Kimi (Raikkonen), Michael (Schumacher) ou n?importe quel autre pilote » ? estime Head ? « Il ne fait pas de quartier, ne tergiverse pas en course derrière un pilote. »

« Juan est un attaquant naturel qui pilote à la limite de sa voiture, de ses capacités. C?est l?une des plus grandes qualités car très peu de pilotes peuvent tenir un rythme élevé tout au long d?une course », précise-t-il encore.

Le talent, la voiture, le moteur, les pneus mais cela ne suffira sans doute pas. Encore faudra-t-il ce petit coup de pouce du destin qui, en début de saison, s?est refusé au Colombien.

« Juan a eu de la malchance mais cela fait partie de la course automobile » continue Head ? « Un pilote dépend de son écurie, de sa machine. Une partie de tout cela obéit à la chance. Cette dernière décidera certainement du titre car il en faut pas mal de votre côté pour enlever un titre. »

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