Publicité

L?Icac rencontre des hauts fonctionnaires

10 septembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Ceux qui restent passifs devant la corruption ont une part de responsabilité. Il faut dire ?non? et dénoncer.? Gérard Bussier, directeur de la Corruption Prevention & Education Division de l?Independent Commission against Corruption (Icac), ne mâche pas ses mots. C?était hier, devant les membres du club Le Flamboyant à Atom House, Port-Louis. L?organisation regroupe quelque 400 hauts fonctionnaires, dont une partie est encore en fonction et une autre à la retraite.

Pour le président du comité exécutif du Flamboyant, Veer Mulloo, l?Icac inspire toujours une certaine crainte au sein du public. ?Elle fait encore peur malgré les récentes campagnes publicitaires. De fait, certains officiers craignent de prendre des décisions.?

Pour Gérard Bussier, les seuls qui devraient avoir des craintes sont les corrupteurs. ?L?Icac n?est pas une institution répressive. Nous sommes là pour éduquer et pour changer les mentalités.?

C?est pour cette raison que ce département de l?Icac s?est lancé depuis juillet dans une série de rencontres avec des associations et des organisation non gouvernementales. D?autres forums seront organisés. Un atelier de travail avec les fédérations de syndicats est aussi prévu.

L?Icac travaille aussi avec l?université de Maurice, l?Université de technologie et le ministère de l?Education. La réflexion porte sur l?introduction de la lutte contre la corruption dans les programmes d?études. ?Pour changer les mentalités, nous devrons aussi cibler les plus jeunes?, souligne Gérard Bussier. Il ajoute : ?C?est à travers une approche centrée sur les gens que nous voulons changer la mentalité des would-be corruptors.?

Même si le rôle d?enquêteur a une importance certaine pour l?Icac, il en va de même pour la prévention et l?éducation. Aussi, pour l?épauler dans ce rôle, la commission compte beaucoup sur le soutien du public. ?Nous voulons créer une résistance contre la corruption. Mais cela ne peut se faire sans éducation et prévention?, stipule Gérard Bussier.

Publicité