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La BM et le FMI prônent la diversification financière

8 septembre 2003, 20:00

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Le système financier pèche par manque de diversité. Il faut au plus vite développer davantage de sources de financement alternatives aux banques. C?est là un des constats du Financial Sector Assessment Programme (FSAP), une mission conjointe du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Les principaux résultats de l?évaluation ont été présentés hier à l?hôtel Plaza Beach Resort, à Pointe-aux-Piments.

Les deux institutions de Bretton Woods ont conçu le FSAP à la suite de la crise financière survenue en Asie vers la fin des années 90. L?idée est d?évaluer de manière exhaustive les différents risques auxquels est exposé le système financier dans son ensemble. Le programme fait aussi des recommandations pour résoudre les failles identifiées. Les pays sollicitent volontairement l?intervention du FSAP. A Maurice, le programme a débuté en mai 2002.

Le FSAP accorde quelques bons points à notre pays : le système financier affiche une bonne santé et les dangers d?une instabilité dans le court terme sont négligeables. Le secteur bancaire est profitable et jouit d?une capitalisation adéquate.

Vives préoccupations

Par ailleurs, la qualité de la régulation et de la supervision financière s?est beaucoup améliorée au cours de ces dernières années. Toutefois, tout n?est pas rose. La stabilité à terme risque d?être menacée par la surconcentration du marché bancaire. Les deux grosses institutions bancaires du pays, la Mauritius Commercial Bank (MCB) et la State Bank of Mauritius (SBM) représentent à elles seules 70 % du marché.

?Les crédits bancaires sont également trop concentrés sur quelques secteurs d?activités seulement. Les risques de credit (credit risks) demeurent une des principales préoccupations?, explique la directrice-adjointe de la délégation du FMI, Anne Rennie.

Dans un autre ordre d?idées, celle-ci dira qu?il est nécessaire de promouvoir des modes alternatifs aux financements bancaires. Cela permettra de réduire les risques systémiques (susceptibles de menacer l?ensemble de l?économie), et en même temps aidera à promouvoir l?innovation dans le système financier.

Vers la transparence Le ministre des Services financiers et des Affaires corporatives, Sushil Khushiram, a plaidé en faveur d?un level-playing field au niveau global en matière de régulation financière afin d?assurer la compétitivité des juridictions émergentes telle la nôtre. Il importe d??uvrer en faveur de la transparence tout en adoptant une marge de flexibilité, a-t-il ajouté.

Régulation et compétitivité ne sont pas nécessairement en opposition, aux dires du ministre. ?Les opérateurs peuvent transformer les défis de la régulation financière en opportunités en apportant de la valeur ajoutée et de la substance aux activités du global business?, a-t-il affirmé.

Le gouverneur de la Banque de Maurice, Ramesh Basant Roi, a rappelé les différentes législations et autres régimes régulateurs qui sont en place pour réglementer les opérations des banques. Il a aussi fait état d?autres projets similaires qui sont dans le collimateur.

?Avant que le FSAP ne démarre, la Banque de Maurice avait déjà identifié certaines failles de l?industrie bancaire. Nous avions entrepris des actions appropriées en vue de remédier à la situation?, fait-il ressortir.

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