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Washington exclut toute négociation bilatérale
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Washington exclut toute négociation bilatérale
Au lendemain d?une rare conversation entre représentants des deux pays, les Etats-Unis ont exclu hier toute négociation bilatérale formelle avec la Corée du Nord en marge des pourparlers à six sur le programme nucléaire de Pyongyang qui se sont ouverts la veille à Pékin.
Après des mois de menaces et d?affrontements verbaux, les deux délégations ont à nouveau pris place aux côtés de ces représentants de la Chine, de la Russie, du Japon et de la Corée du Sud pour la deuxième des trois journées de discussions.
Selon la télévision publique chinoise, les pourparlers ont repris à 10 heures à la résidence d?Etat de Diaoyutai. La veille les parties s?étaient contentées d?exposer leurs positions. Si cette première journée n?a produit aucun résultat tangible, elle a toutefois été marquée par une conversation informelle entre le secrétaire d?Etat adjoint James Kelly et le chef de la délégation nord-coréenne, Kim Yong-il, vice-ministre des Affaires étrangères.
Appels rejetés
?Le secrétaire adjoint Kelly a eu un échange informel avec le représentant nord-coréen au cours d?une réunion plénière à la fin de la journée?, a confirmé à la presse un porte-parole de l?ambassade des Etats-Unis. ?Il n?y aura pas de réunion formelle séparée avec les Nord-Coréens?, s?est-il empressé d?ajouter, écartant cette demande récurrente de la part de Pyongyang.
Signe des innombrables difficultés qui attendent les négociateurs, les représentants américains ont d?ores et déjà rejeté les appels de Pyongyang à la signature d?un pacte de non- agression, croit savoir la presse japonaise.
?Je ne dirais pas que je ressens un grand optimisme?, a déclaré mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Lossioukov, cité par l?agence russe Interfax.
D?après lui, Etats-Unis et Corée du Nord se montrent trop exigeants. ?Jusqu?à présent, ces pays ont mis en avant un certain nombre d?exigences préalables (...) qui bloquent le développement des pourparlers?, a-t-il expliqué.
Les Etats-Unis, qui ont annoncé en octobre la reprise par la Corée du Nord de son programme clandestin d?enrichissement d?uranium nécessaire à la mise au point d?armes nucléaires, exigent l?abandon inconditionnel, irréversible et vérifiable de ce programme.
La Corée du Nord, qui s?est retirée entre-temps du Traité de non-prolifération nucléaire, veut d?abord obtenir des concessions, notamment sous la forme d?un pacte de non-agression, et la fin de ce qu?elle considère comme une ?attitude hostile? de Washington.
Lossioukov a déclaré que Pyongyang n?admettrait pas d?inspecteurs sur son territoire sans garanties de sécurité des Etats-Unis, rapporte l?agence russe Itar-Tass.
Toutefois, a-t-il précisé à des journalistes russes, la Corée du Nord ?pourrait renoncer à son programme nucléaire si elle obtient des garanties juridiquement contraignantes quant au fait que les Etats-Unis ne l?attaqueront pas?.
Selon l?agence de presse japonaise Kyodo, les Etats-Unis ont rejeté cette possibilité, expliquant que la Corée du Nord devait d?abord abandonner son programme nucléaire.
Cette deuxième journée, selon l?agence, devrait être consacrée à la réponse de Pyongyang à cette exigence. La Corée du Nord aurait en outre présenté une ?nouvelle proposition? aux Etats-Unis, ajoute Kyodo.
John Ruwitch
SéOUL</B>
Un nouveau cycle de pourparlers en octobre
Un second cycle de pourparlers à six au sujet du programme nucléaire nord-coréen devrait avoir lieu à Pékin en octobre, a rapporté hier l?agence de presse Yonhap citant un responsable gouvernemental sud-coréen. ?Il y a une forte probabilité que le prochain cycle de pourparlers se déroule en octobre. De nombreux endroits sont évoqués pour accueillir les discussions mais Pékin est le candidat le plus solide?, déclare sous le sceau de l?anonymat un responsable à Pékin. ?L?objectif principal des pourparlers actuels est de conserver l?élan pour le dialogue en faveur d?une résolution pacifique du problème nucléaire nord-coréen?, poursuit ce responsable. La Corée du Nord, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon ont entamé mercredi un cycle de trois jours de négociations pour tenter de résoudre la crise ouverte en octobre 2002 par l?annonce de la reprise d?un programme nucléaire par Pyongyang.
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