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MCB-NPF : La cour refuse la requête de Clifford Allet

28 août 2003, 20:00

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La juge Nalini Matadeen refuse, en référé, d?accéder à la requête de Clifford Allet, Fraud Auditor à la MCB (Mauritius Commercial Bank). Ce dernier souhaite avoir accès à la copie de l?enregistrement de son interrogatoire réalisé par l?ICAC (Independant Commission against Corruption) le 25 juillet 2003. Il était convoqué dans le cadre du détournement au préjudice du Fonds national de pensions.

Clifford Allet demande en outre que Roshi Bhadain, directeur des investigations de l?ICAC, ne fasse pas partie du panel des enquêteurs dans l?affaire MCB-NPF. Le Fraud Auditor de la MCB refuse que l?ICAC et Roshi Bhadain puissent le questionner d?une manière oppressive en le retenant à des heures indues pendant la nuit. La Cour suprême refuse aussi ces requêtes.

La juge préfère entendre les parties concernées avant de prendre sa décision. L?ICAC, Roshi Bhadain, le Directeur des poursuites publiques et le commissaire de police ont été convoqués pour le 3 septembre à cet effet.

Clifford Allet s?était rendu à l?ICAC en juillet accompagné de son avocate, Me Narghis Bundhun. Son interrogatoire, réalisé par Roshi Bhadain, Andrew Stephenson et un dénommé Peerun, avait été enregistré sur deux cassettes de 90 minutes. Clifford Allet relate dans son affidavit que Roshi Bhadain prenait des notes en forme de questions réponses.

Dans une lettre datée du 29 juillet 2003, Me Bundhun a réclamé en vain une copie de sa déposition et des cassettes à l?ICAC. Clifford Allet allègue avoir subi un traitement dégradant à l?ICAC. Il aurait attendu pendant huit heures alors que son interrogatoire n?en a duré que quatre. Il dit avoir été privé de ses libertés sans aucune justification.

Clifford Allet soutient que Roshi Bhadain ne peut agir comme enquêteur étant donné que la MCB le poursuit en sa capacité d?actionnaire de Quartet Development Ltd. Dans ce contexte, dit-il, Roshi Bhadain ne peut être juge et partie. Il se dit surpris que des informations mentionnées lors de son interrogatoire ont été publiées dans la presse. Cela, affirme-t-il, lui a porté un grave préjudice.

Le Fraud Auditor demande à la juge d?interdire à l?ICAC de révéler à la presse les réponses fournies aux enquêteurs. Cette requête n?a pas été agréée non plus.

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