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Traitements hormonaux potentiellement à risques

13 août 2003, 20:00

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La plus vaste enquête menée sur les effets des traitements de la ménopause a été brutalement interrompue aux Etats Unis pour cause de risques trop élevés. Cette nouvelle a provoqué l?émoi auprès de milliers de femmes en Europe comme aux Etats-Unis. Que veut-on nous cacher?

En juillet dernier, des chercheurs américains ont annoncé l?arrêt subit de la plus vaste étude jamais menée sur les traitements hormonaux substitutifs (THS) prescrit aux femmes ménopausées. Commencée en 1993 auprès de plus de 16 000 Américaines de 50 à 79 ans, cette étude avait pour objectif principal de déterminer l?influence ? positive ou négative ? de ces traitements hormonaux sur la survenue de maladies cardio-vasculaires, de certains cancers, d?accidents vasculaires cérébraux, de phlébites et d?embolies pulmonaires ou encore de fractures engendrées par l?ostéoporose. Avec pour méthode la comparaison d?environ 8 000 femmes sous traitement à un groupe équivalent sous placebo. Alors que l?étude devait se poursuivre au moins jusqu?en 2005, les chercheurs américains ont annoncé son arrêt prématuré, les risques s?avérant supérieurs aux bénéfices escomptés. La brutalité de l?annonce a surpris plus d?un.

Faire disparaître les bouffées de chaleur, prévenir les troubles cardio-vasculaires et l?ostéoporose, lutter contre la sécheresse cutanée et vaginale, préserver les fonctions cognitives : les raisons de suivre un traitement hormonal substitutif étaient pourtant nombreuses. Alors qu?apporte de nouveau l?étude américaine ?

Une mauvaise nouvelle surtout et qui contredit ce qu?on pourrait lire jusqu?à présent dans la littérature médicale. Non, le THS ne protège pas contre l?infarctus et, en plus, il en augmente même les risques chez les femmes qui n?avaient jamais souffert de problèmes cardiaques auparavant.

En revanche, les autres enseignements de l?étude américaine ne sont pas nouveaux. L?augmentation du risque de cancer du sein était déjà connue de longue date et obligatoirement mentionnée sur les notices de ces médicaments. De même les risques d?embolie pulmonaire avaient déjà été établis par la littérature médicale.

Les bonnes nouvelles apportées par l?étude américaine ne sont pas neuves non plus. Elles confirment que le THS joue un rôle protecteur contre le cancer du côlon et diminue la fréquence des fractures du col du fémur. Pour l?heure, on ne dispose pas de données sur la prévalence des traitements hormonaux chez les Mauriciennes. Celles concernées par la ménopause devraient aborder la question des THS avec leurs médecins.

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