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Maurice se prépare à ouvrir le marché des services
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Maurice se prépare à ouvrir le marché des services
Les négociateurs commerciaux du pays de même que ceux concernés par le commerce des services ont suivi, lundi et hier, un séminaire de formation animé par Luis Abugattas, un spécialiste de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED). L?objectif est d?aider les responsables à comprendre les enjeux de la libéralisation des services et d?assister Maurice dans la formulation des offres de libéralisation dans le cadre des négociations au niveau de l?Organisation mondiale du commerce (OMC).
Les négociations portant sur l?ouverture des marchés pour les services ont déjà démarré et devraient être bouclées en janvier 2005. Les Etats membres de l?OMC avaient jusqu?au 31 mars 2003 pour soumettre des offres d?ouverture de marché. Mais malgré cette date butoir, les pays membres peuvent continuer à soumettre des offres jusqu?à la fin des négociations.
A ce jour, une trentaine de pays ont déjà déposé leurs offres au quartier général de l?OMC. En général, les offres d?ouverture de marché sont en fait des réponses aux requêtes préalablement reçues. Ce processus nécessite une compréhension détaillée des offres faites par les autres pays. Maurice doit les analyser et faire des propositions à son tour en conséquence.
C?est à cette fin que Luis Abugattas est en mission à Maurice. Il a eu des sessions de travail et de formation avec les cadres de la Trade Policy Unit du ministère de l?Industrie et du Commerce international et avec les membres du comité sur le commerce des services. Avant même ce round formel de négociations sur le commerce des services, Maurice s?était déjà engagé à libéraliser les secteurs des télécommunications, du tourisme et des services financiers.
Le pays a récemment ajouté deux autres secteurs qu?il est prêt à libéraliser ; les services informatiques et la comptabilité. Les responsables de ce dossier font ressortir qu?une offre d?ouverture de marché ne signifie pas que le pays ouvre grand la porte à la concurrence. ?Les offres d?ouverture sont toujours conditionnelles. Cela nous permet de conserver des garde-fous pour préserver le secteur local?, commente un responsable.
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