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Les frais d?enregistrement des taxis seront revus
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Les frais d?enregistrement des taxis seront revus
Du rond-point de Calebasses à celui d?Abercrombie, il ne faut à l?automobiliste que 15 minutes en temps normal. Il lui aura fallu deux heures hier matin pour traverser ce tronçon de l?autoroute du Nord ! Et ce n?est là qu?une partie de l?embouteillage causé par les taxis qui ont convergé vers la capitale pour protester contre les nouvelles mesures gouvernementales. Une situation pénible mais qui a payé?
La principale revendication des taxis, en l?occurrence une révision des frais d?enregistrement, a en effet été favorablement reçue par le vice-Premier ministre. Le représentant de l?Association of Taxi Operators (AOTA), Raffick Bahadoor, a obtenu de Paul Bérenger la garantie que ces frais ? qui sont passés de Rs 10 000 à Rs 80 000 depuis le 1er juillet ? seront revus à la baisse. Il demandera aux techniciens, dit-il, de procéder à un nouveau calcul. Il a promis de transmettre les autres doléances au ministère des Infrastructures publiques et du Transport intérieur.
Puisque la technique marche, les propriétaires de vans privés risquent fort ce matin de s?y essayer. C?est du moins ce que laissait entendre hier l?un de leurs représentants, Mamode Mohun. Selon ce dernier, une cinquantaine de vans privés pourrait ralentir la circulation vers Port-Louis à partir de 7 heures ce matin. Cette ?opération escargot? aurait pour objectif de sensibiliser le public au traitement accordé aux propriétaires des vans privés. ?Nous voulons des patentes de contract van. Trois fois nous avons demandé au gouvernement de nous recevoir. En vain?, déclare-t-il.
Plusieurs kilomètres de ralentissement
Si les vans privés mettent leur menace à exécution, la circulation sera indéniablement ralentie sur plusieurs kilomètres. Mais ce ne sera pas aussi dramatique qu?hier matin. La Special Supporting Unit avait été mobilisée de même que l?hélicoptère qui allait et venait de manière incessante au-dessus des routes bloquées.
Les motards, par groupes de quatre à chaque rond-point, n?y pouvaient pas grand-chose. A hauteur de Plaine-Verte, on pouvait voir les touristes abandonner les mini-vans pour gagner à pied le centre-ville. Ou les autobus express emprunter l?ancienne route ! Dans les rues de la capitale, l?embouteillage a duré près de trois heures. Les coups de klaxon dans tous les coins de la ville ajoutaient à l?énervement.
Ces chauffeurs de taxi, plus d?un millier, venus de Rose-Hill, de Centre de Flacq, de Goodlands, de Nouvelle-France ou de Souillac, se sont donné rendez-vous au Champ de Mars. Là, à la fin de ce ?rallye? ? terme employé par les organisateurs ? le dirigeant de l?AOTA et celui de la Taxi Proprietors Association, Kapen Pillay, se sont adressés à la foule et ont évoqué leurs revendications. Les taxis réclament l?élimination de la limitation de vitesse à 65 km/h, refusent la carte d?identité de taximen et l?enlèvement obligatoire des stickers sur les voitures, entre autres.
Au vice-Premier ministre, Raffick Bahadoor dit avoir ?donné un ultimatum? : si dans une semaine les chauffeurs de taxis n?obtiennent pas satisfaction, un nouveau défilé sera organisé dans les rues de Port-Louis.
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