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Les bookmakers disent oui, mais?
Les membres de la Horseracing Bookmakers Association (HBA), assistés de leur conseiller juridique, Me Rama Valayden, ont, hier, salué l?initiative du gouvernement d?avoir revu à la baisse le fardeau fiscal, même si plusieurs points figurant dans le Horse Racing Board Bill, voté à l?Assemblée, ne font pas l?unanimité dans leurs rangs et qui méritent, selon eux, d?être revus. Le conseiller juridique de la HBA lance ainsi un appel au gouvernement pour que les règlements ne soient pas appliqués in toto, d?autant, dit-il, qu?il n?y a pas eu de grands débats à l?Assemblée nationale avant que le Horse Racing Bill ne soit voté.
?Les courses sont-elles truquées ??
Me Valayden s?est longuement appesanti sur les problèmes que connaît depuis quelques années déjà le monde hippique. ?Les Mauriciens ont maintenant une idée péjorative des courses hippiques. Ce sport est perçu plus comme un moyen de se faire de l?argent que comme le sport roi?, soutient-il. Selon lui, les courses vont mal. ?Les problèmes viennent-ils des jockeys ? Les courses sont-elles truquées ? Sont-elles aux mains d?un monopole incompétent ? Est-ce la retransmission des courses à la télé qui tue cette discipline ou est-ce tout simplement parce que le pays va mal ?? s?est-il demandé. Il a expliqué que le gouvernement aurait dû trouver les réponses à toutes ces questions avant de proposer la création d?un Horse Racing Board ou d?une Police des jeux.
Me Rama Valayden a par la suite commenté l?institution prochaine d?un Horse Racing Board et de son éventuelle composition. ?Ce board sera constitué d?un Chairman, d?un vice-Chairman, d?un représentant du bureau du Premier ministre, de l?Attorney General, du ministère des Finances et de la Police. Il aurait fallu des gens qui ont à coeur les courses hippiques. Nous aurons un board qui gérera les activités hippiques alors que ses dirigeants n?ont pas la notion des courses. Je pense qu?il aurait fallu un représentant du gouvernement, des stakesholders, des punters et de la presse hippique également. Cela aurait vraiment été mieux.?
Il a une nouvelle fois critiqué la Police des jeux, une unité qui, selon lui, agit plus comme la ?Police des courses? alors que le gambling ne se limite pas au sport hippique uniquement. Il s?est élevé contre le fait que la Police des jeux sera sous le contrôle du Horse Racing Board. ?Elle aurait dû être sous le joug de la force policière seulement.?
Izam Joomun, le vice-président de la HBA, a, de son côté, soutenu que le dépôt de Rs 800 000 réclamé à chaque bookmaker est ?très dur à assumer?. Cette somme, dans le passé, était de Rs 500 000 pour chaque bookmaker opérant dans les loges et de Rs 300 000 pour ceux travaillant dans la plaine. Il a aussi fait mention du betting duty qui a considérablement augmenté. La somme est passée de Rs 9 000 à Rs 16 000 dans la plaine et de Rs 18 000 à
Rs 24 000 dans les loges. ?Je pense que cela a trop augmenté d?un coup. Je comprends la position du gouvernement mais il aurait pu l?augmenter graduellement. Cela dit, je tiens à saluer l?Etat pour l?intérêt qu?il a démontré pour les courses en révisant à la baisse le taux de taxation. C?est une très bonne chose mais une baisse jusqu?à 5 % aurait été formidable?, estime-t-il.
Le point de presse avait, par ailleurs, débuté sur une contestation de Samuel Hah Tong, membre de ladite association, quant à la présence de Papaya Naidoo, ancien directeur de Book System Ltd. Il a insisté que c?était une réunion de la HBA et non celle de Book System Ltd.
Patrice Visanjoux
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