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Reconstitution sous haute surveillance

31 juillet 2003, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La rue Desforges a connu un réveil mouvementé hier. Journalistes, photographes et une petite foule se trouvaient aux environs de l?hôtel Providence. Roland Mark participait à une reconstitution des faits de l?agression mortelle de Goinda Veeramah. Des mesures de sécurité optimales avaient été prises.

Les proches de la victime dont la veuve parlent à voix basse. L?atmosphère est pesante. L?attente est longue : aucune trace de Roland Mark. Bientôt les mesures de sécurité impressionnantes annoncent son arrivée. Autoritaire, un policier exige que tout véhicule garé sur le trottoir longeant l?hôtel libère la voie. Le ministre de la Fonction publique, Ahmad Jeewah, présent à un moment donné, cherche un complément d?information.

Vers 06 h 30, la Special Supporting Unit (SSU), précédée de chiens policiers tenus en laisse, prend position en face du magasin Omarjee. Elle a pour tâche de laisser passer un cortège de véhicules.

La veuve de la victime et ses proches se regroupent à un pas des marches jouxtant l?hôtel Providence. Les éléments de la SSU, la mine sévère, somment d?une part les proches de Goinda Veeramah, et de l?autre les badauds sur les trottoirs de se tenir à l?écart.

Accès interdit

La périphérie est désormais sous haute sécurité. La 4x4 Toyota bleu foncé, à bord de laquelle se trouve Roland Mark, s?y engouffre et s?arrête à quelques mètres de l?hôtel. Des fourgonnettes de la SSU se rangent au travers de la route.

L?accès y est interdit. Seuls les hommes de loi de l?agresseur présumé, Mes Siddhartha Hawoldar et Joy Beeharry de même que ceux de la famille Veeramah, Mes Satish Faugoo et Rama Valayden, peuvent pénétrer dans le périmètre de sécurité.

06 h 40. Roland Mark descend du véhicule. Il est vite entouré par la Criminal Investigation Division menée par l?assistant surintendant Régis Balthazar. L?agresseur présumé répète ses gestes lors de cette sombre nuit du mercredi 25 juin 2003?

Ce soir-là, il est assis sur la dernière marche menant au bâtiment en ruines à côté de l?hôtel Providence. Il est en compagnie de quatre amis. A un certain moment, Goinda Veeramah arrive. Il s?approche de Roland Mark. Les deux hommes ne sont pas en bons termes.. Cela à cause de l?emploi d?une Malgache. Roland Mark lui conseille de ne pas s?approcher d?elle. Il est armé d?un couteau.

La dispute tourne à l?agression physique. Roland Mark assène deux coups de couteau à Goinda Veeramah. L?un au ventre et le second à l?abdomen. Pour Roland Mark, c?est de la légitime défense.

De plus, il affirme avoir reçu récemment des menaces. D?où l?important effectif déployé pour sa sécurité. Toute personne cherchant à franchir le cordon humain est vite ramenée à l?ordre. Les proches de la victime sont également sous surveillance rapprochée. Plusieurs membres de la SSU ont le regard braqué sur eux.

La reconstitution des faits se poursuit ensuite à Marie-Reine- de-la-Paix. C?est à cet endroit que Roland Mark s?est débarrassé de l?arme tranchante. Le lendemain, il quitte Maurice pour Madagascar via l?île de la Réunion. Interpol est sollicitée. Dans la Grande île, il a été interpellé vers la fin de la semaine dernière.

Une heure après, la capitale est en ébullition. La routine est de retour. Roland Mark est, quant à lui, emmené au poste d?Abercrombie, pour un ?further statement?. Il répond désormais d?une accusation provisoire d?assassinat.

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