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Mark explique : une Malgache à l?origine de la bagarre

30 juillet 2003, 20:00

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Goïnda Veeramah et Roland Mark étaient des gérants de pensions de famille. Leur différend fatal aurait tourné autour de l?une des pensionnaires de la victime.

L?agression fatale de Goïnda Veeramah, dans la soirée du 25 juin à Port-Louis, a pour toile de fond un différend entre la victime et le présumé meurtrier, Roland Mark, au sujet d?une Malgache. C?est du moins ce que ce dernier a expliqué aux enquêteurs en invoquant la légitime défense. Il a été interrogé mardi en présence de ses avocats, Mes Siddhartha Hawoldar et Joy Beeharry, sous la supervision de l?assistant-surintendant Clifford Parsad et du chef-inspecteur P. Seebaluck, de la Criminal Investigation Division.

Roland Mark donne sa version des relations qu?il entretenait avec Goïnda Veeramah. Ils sont tous deux gérants de pensions de famille. En début d?année, un différend l?oppose à la victime, au sujet d?une Malgache travaillant pour ce dernier. Aux dires du meurtrier présumé, Veeramah aurait agressé à maintes reprises la Malgache. Celle-ci aurait abandonné son poste et pris de l?emploi chez Roland Mark.

Un couteau pour se protéger

Depuis, fait ressortir ce dernier, la victime n?aurait cessé de le harceler. À maintes reprises, des hommes de main de Goïnda Veeramah l?auraient cherché pour l?agresser. Roland Mark dit avoir joué à cache-cache avec ces personnes.

Le traqué prend peur. Il aurait évité depuis de se rendre dans des endroits où il pourrait se retrouver face à face avec l?homme d?affaires. Soucieux de sa sécurité personnelle et pour parer à toute agression, Roland Mark gardait en sa possession un couteau.

Le drame se joue dans la soirée du mercredi 25 juin. L?agresseur est pris en auto-stop, aux environs d?une pension portlouisienne par un de ses amis. Direction l?hôtel Providence, à la rue Desforges, pour une collation. Ils y rencontrent trois autres amis et s?installent sur des marches en pierre à deux pas de l?hôtel.

Peu après, la victime arrive, au volant de sa fourgonnette. Il se gare en bordure de la route, descend et se dirige vers l?hôtel Providence. Roland Mark se dirige vers lui. Une violente dispute éclate et ils en viennent aux mains. Les quatre témoins, surpris, affirment avoir vu le suspect sortir un couteau de son blouson et agresser la victime.

Goïnda Veeramah, saignant à profusion du cou, réussit à entrer dans sa fourgonnette pour s?enfuir. Mais son véhicule termine sa course contre le mur d?une mosquée, sise plus loin. Il a déjà rendu l?âme quand il est transporté à l?hôpital.

Légitime défense

Que s?est-il passé à ce moment précis ? Selon Roland Mark, il aurait demandé à Goïnda Veeramah de ne pas lui chercher noise. Pour lui montrer qu?il sait se défendre, il fait miroiter la lame de son couteau sous le nez. Or, le suspect affirme avoir vu une arme tranchante dans les mains de la victime et c?est pour se défendre qu?il l?aurait assailli.

L?agresseur raconte, qu?à cet instant, il a craint pour sa vie. Et il a pris la fuite, en direction de Marie Reine de la Paix, où il a jeté l?arme tranchante. Le lendemain, Roland Mark a pris l?avion pour La Réunion avant de s?envoler pour Madagascar. La police mauricienne, ayant orienté son enquête vers les îles de la région, sollicite alors Interpol. L?agresseur est cueilli par la police malgache à Ambositra, un village situé à 200 kilomètres de la capitale.

Roland Mark a été rapatrié à Maurice dans la soirée du samedi 26 juillet. Il répond d?une accusation provisoire d?assassinat. Il a été examiné par le Dr Satish Boolell à l?hôpital Victoria à Candos mardi. La reconstitution des faits serait prévue pour aujourd?hui.

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