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vite dit
Respect des normes : le maillon du commerce
Protégez la santé mais pas le commerce. C?est le titre d?un article de Shyam Kumar Gujadhur, Senior Adviser on Standard à l?International Trade Centre (ITC) de Genève, publié dans un numéro de Forum, le magazine de cette organisation. Ce titre, au demeurant contradictoire, ne l?est pas en fait. « La capacité des pays exportateurs à satisfaire les normes de qualité imposées par les pays importateurs est une condition indispensable pour le commerce international », explique l?auteur, ex-directeur du Mauritius Standards Bureau (MSB). Une étude récente menée conjointement par le Secrétariat du Commonwealth et l?ITC auprès de dix pays de l?hémisphère Sud, dont Maurice, montre que la plus grosse difficulté rencontrée par ces pays pour exporter est leur incapacité à satisfaire les normes sanitaires et phytosanitaires imposées par les importateurs. Shyam Kumar Gujadhur évoque en outre une autre difficulté. Il s?agit du niveau de ces normes qui, selon lui, sont plus exigeantes que celles imposées par les organisations internationales. Il regrette le fait que les pays en voie de développement évoquent rarement ces problèmes au niveau à l?Organisation mondiale du commerce (OMC) qui est pourtant chargée d?appliquer les mesures sanitaires et phytosanitaires. Mais ce handicap n?est pas une fatalité, à en croire Shyam Kumar Gujadhur. Plusieurs solutions sont offertes par l?International Trade Centre qui met à la disposition des pays, toute une panoplie d?aides pour leur permettre de mieux s?adapter aux exigences du commerce international. Au nombre de ces aides figure le repérage des obstacles qui empêchent un pays de satisfaire les exigences en matière de qualité, de normalisation, d?accréditation et de métrologie. Il existe également un dispositif qui permet à une entreprise d?effectuer une autoévaluation de ses chances de décrocher les normes ISO 9001.
Le collège Royal fait peau neuve
Le bâtiment colonial, qui abrite le collège Royal de Curepipe, se dresse majestueusement dans la brume. Rouvert officiellement jeudi, après plus de 15 mois de travaux de rénovation, ce bâtiment de plus de 200 ans a nécessité un investissement de Rs 66 millions. Après le Trésor, dont certains estiment que le pouvoir s?est offert un cadre luxueux, le gouvernement vient affirmer sa politique de sauvegarde du patrimoine architectural. Même si avec la même somme, quatre collèges auraient pu être construits, force est de reconnaître que le collège Royal de Curepipe est un joyau, témoin de notre histoire. Et cela n?a pas de prix. À charge maintenant aux élèves du RCC de conserver avec tout le respect ce patrimoine national.
PROFIL Bas
Rodrigues est souvent perçue comme la région la plus exclue de Maurice, déclarait le consultant Abraham Nottelman aux Assises sur la pauvreté cette semaine. Dans cette île que l?on peut parcourir du Nord au Sud en une demi-journée à mobylette, comment expliquer alors que les élus locaux s?offrent des limousines tout-terrain, une BMW X5 pour Serge Clair et des Mitsubishi Pajero pour ses adjoints qui coûtent des millions de roupies aux contribuables ? Ces bolides ne pourront même pas atteindre leurs vitesses de croisière sur les routes sinueuses de l?île. L?argent n?aurait-il pas mieux servi à combattre la pauvreté et la sécheresse qui rongent l?île depuis des décennies ?
CONFIDENCES
- Lutchmenarraidoo pourrait quitter la poste
Ce sera au gouvernement de trancher dans le différend qui oppose Kris Lutchmenarraidoo aux syndicats de la poste. Ces derniers estiment qu?il ne peut cumuler les fonctions d?Executive Chairman de la Mauritius Post Ltd et de directeur de la nouvelle Mauritius Post and Cooperative Bank Ltd (MPCB). Lutchmenarraidoo a signifié au gouvernement sa volonté de démissionner de ses fonctions à la poste si la situation reste tendue avec les syndicats. Il se consacrerait alors uniquement à la direction de la MPCB. La décision du gouvernement devrait être communiquée avant le lancement officiel de la banque le 1er août.
- Portrait inopportun
Un auteur caresse un projet qui lui est cher mais qu?il ne peut pas réaliser pour l?instant, « à cause du timing politique ». En effet, comment publier un portrait de sir Gaëtan Duval au moment même où Paul Bérenger accède au poste de Premier ministre ? D?autant qu?on connaît les relations pour le moins tumultueuses entre les deux leaders, à l?exception bien sûr de la coalition dite « chaussettes » et de la célèbre phrase de Duval à l?égard de Bérenger, selon laquelle ce dernier serait son héritier politique.
- Quand Peerun embarrasse
Le président de la Government Urdu Teachers? Union, Aniff Peerun, embarrasse ses collègues du Front commun du primaire. Alors que le syndicaliste critique publiquement le projet de Zone d?éducation prioritaire du ministère de l?Éducation, ses autres collègues soutiennent ce projet. La ZEP vise à accorder une attention particulière aux élèves des régions défavorisées. Pour Aniff Peerun, ce projet a un but électoral. Le syndicaliste préconise que le ministère de l?Éducation distribue équitablement les Rs 32 millions alloués au projet ZEP. « Il ne peut y avoir deux politiques nationales d?éducation. » Il estime que le projet ZEP doit toucher indistinctementtous les enfants en difficulté d?apprentissage.
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