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Statu quo pour l?admission 2004
En accord avec le gouvernement, l?Eglise catholique se prépare aux admissions en Form I selon la formule en vigueur. Hier matin en Cour suprême, lors de l?audience consacrée au Progress Report de l?appel au Privy Council, Me Raymond d?Unienville, avocat de l?Eglise, a informé le juge, qu?en raison de la complexité de l?admission dans les collèges catholiques, le BEC ne peut trouver une nouvelle formule pour janvier 2004. Le BEC déposera donc une motion réclamant un prolongement du Stay of Execution du jugement du 13 novembre 2002. L?évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, a confirmé cette démarche lors d?une rencontre avec la presse hier après-midi.
La Cour surprême, dans son jugement du 13 novembre 2002, a statué que le recrutement des élèves sur la base de leur appartenance religieuse est anticonstitutionnel. Or la religion fait partie des critères pour l?obtention d?une place dans le quota des 50% de places réservées en Form 1 qui sont gérées par le BEC.
tengur crie «au scandale»
L?affaire a été appelée devant le juge Eddy Balancy. Me Satyajit Boolell, Parliamentary Counsel, qui représente le ministère de l?Education, a déclaré qu?il n?objectait pas à la motion du BEC. Me Boolell a informé la Cour que le State Law Office a eu des consultations avec l?évêché et la GHTU sur l?admission 2004.
La partie adverse, Suttyhudeo Tengur, représentée par Me Nandraj Patten assisté de Me Munkund Gujadhur, a objecté à la motion réclamant l?extension du Stay of Execution. Le juge Balancy a demandé au BEC de présenter officiellement sa motion et souhaite que les deux parties échangent les affidavits au plus tôt pour que le dossier soit bouclé. L?affaire sera mentionnée le 8 septembre pour être fixée.
Le défendeur Tengur crie « au scandale ». « C?est un jour vraiment triste parce que l?Etat et le diocèse ont comploté pour enlever les droits constitutionnels de l?enfant mauricien, qui ont été conférés par le jugement de novembre 2002 », a déclaré hier Suttyhudeo Tengur à sa sortie de la Cour. Ce dernier a par ailleurs juré un nouvel affidavit dans lequel il nie avoir attaqué l?intégrité professionnelle des avocats du diocèse.
Et si la demande de prolongement du Stay of Execution n?est pas retenue ? Le directeur du BEC est confiant d?un jugement favorable d?autant que le gouvernement et l?Eglise sont tombés d?accord sur cette motion. « Les procédures pour l?admission commencent généralement vers la mi-septembre. Je vois mal comment à cette date on peut arriver à une conclusion autre et qui bouleverserait l?admission de 2004 », a déclaré Michael Atchia.
Mgr Maurice Piat est quant à lui beaucoup plus prudent. « On ne peut savoir ce qu?un juge va décider », dit-il, tout en espérant que les choses aillent dans la direction souhaitée. Il affime que le dossier complet de l?appel au Privy Council a été envoyé à Londres depuis février. Et ce sont seulement des copies de ce dossier, a-t-il précisé, que le Privy Council leur a demandées en juin dernier. « Nous n?avons pas fait traîner les choses comme on nous a accusés de le faire. »
examens du cpe du 20 au 23 octobre
Pour l?heure le plus urgent à régler pour l?Eglise est la rentrée 2004. Des négociations ont eu lieu ces derniers mois entre le ministère de l?Education et l?Eglise. « Il ressort de ces consultations que, tant que le Privy Council n?aura pas donné son verdict, les admissions dans les collèges catholiques ne pourront se baser que sur le système en vigueur jusqu?en 2003 », indique l?évêque. D?où la demande d?extension du Stay of Execution.
Les examens du CPE cette année se dérouleront du 20 au 23 octobre prochain. La date a été confirmée hier après-midi par le cabinet.
Le coût réel de l?éducation catholique
Le coût réel annuel des études pour l?ensemble des collèges catholiques s?élève à plus de Rs 380 millions par an soit Rs 3 000 par mois par élève. La subvention de l?Etat est de Rs 344 millions. En communiquant ces chiffres hier, l?évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, a souligné que la subvention de l?État ne tient pas compte de la valeur du patrimoine immobilier de l?éducation catholique. L?Eglise, a confirmé le vicaire général, a commandé à une firme d?experts-comptables deux études : l?une sur le coût réel de l?éducation catholique et l?autre sur le prix que les familles seraient disposées à payer pour cette éducation. Selon les conclusions du rapport, un très faible pourcentage de parents ont les moyens de payer Rs 3 000 par mois. Les conclusions constituent une base de « données objectives précises » pour les responsables de l?Eglise, surtout quand arrivera l?heure de prendre des décisions majeures sur l?avenir de l?éducation catholique.
D?autre part, la brouille entre les enseignants des collèges et le BEC s?est dissipée avec la rencontre hier après-midi entre les deux parties. Même si celle-ci a été par moments orageuse, les deux parties se sont quittées sur une bonne note. Les dirigeants syndicaux parlent d?une « bonne réunion d?explications » et ils disent avoir obtenu satisfaction. C?est ainsi que l?appel de
candidatures pour le poste de vice-recteur du collège St-Mary?s a éte étendu au 4 aôut. Le directeur du BEC leur a donné aussi la garantie que les « alternative qualifications » mentionnées dans l?appel de candidatures correspondent aux conditions stipulées dans le dernier rapport du PRB. Le directeur du BEC leur a aussi annoncé que l?appel de candidatures pour le poste de « Principal» au collège Père Laval sera lancé la semaine prochaine.
M. A.
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