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De faux certificats soumis à la PSSA

25 juillet 2003, 20:00

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Des aspirants enseignants bluffent sur leur diplôme. La Private Secondary Schools Authority (PSSA) s?est retrouvée ces derniers mois avec trois demandes d?enregistrement basées sur de faux diplômes. Les demandeurs ont présenté des attestations de « degree » supposées délivrées par l?université de Delhi.

Quand la PSSA a écrit à l?université indienne pour vérifier l?authenticité des diplômes, celle-ci a répondu que les documents étaient des faux. La PSSA n?a encore initié aucune action par rapport à ces trois demandes.

Ce n?est pas la première fois que la PSSA se trouve en présence de faux certificats. Le dernier cas remonte à trois ans et concerne Alex Nancy, député de Rodrigues. Il travaillait à l?époque dans un collège rodriguais.

Le cas avait défrayé la chronique en raison de sa notoriété. Au plus fort de la campagne électorale de septembre 2000, ses adversaires politiques avaient allégué qu?il n?avait pas complété ses études universitaires dans une université française et qu?il aurait soumis un faux diplôme à son employeur. Ce dernier avait obtenu confirmation de l?université concernée que le diplôme était faux et avait consigné une déposition à la police. Depuis, le député a démissionné de son poste.

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Les trois nouveaux cas concerne trois femmes. L?une avait présenté sa demande d?enregistrement vers fin 2002 et les deux autres au premier trimestre de cette année. La coincidence veut que les trois cas portent sur des «degrees» de l?université de Delhi.

Depuis le cas Nancy, la PSSA exerce un contrôle plus rigoureux sur la présentation des diplômes. Selon le système en cours, au moindre doute, les officiers écrivent à l?institution concernée. C?est ainsi que l?université de Delhi a identifié les trois diplômes comme des faux et en a informé l?autorité de Beau-Bassin.

Dans les milieux de la PSSA, certains soulignent que la procédure veut que de tels cas soient référés à la police. La direction de la PSSA reste, elle, évasive. «Si nous doutons d?un cas, nous demandons confirmation aux autorités concernées», répond le directeur, Gopalakrishna Ramasawmy. Pressé de questions, il ajoute que la «PSSA procède toujours aux vérifications». Selon lui, l?université de Delhi n?a pas encore donné de réponse. Il ne pense pas que l?affaire doit être référée à la police si jamais la PSSA obtient la confirmation du faux puisque celle-ci ne procéderait pas à l?enregistrement des trois personnes.

Des cadres de l?organisme et certains avocats interrogés ne sont pas de cet avis. Ils pensent que la PSSA a un droit moral de référer l?affaire à la police car il y a eu tentative de faux. «La tentative de se servir d?un faux au préjudice des autres constitue un délit et elle est aussi punissable même si elle a été déjouée», déclare Me Sanjay Buckhory.

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