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?Nous allons privilégier une approche plus ciblée pour notre marketing?
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?Nous allons privilégier une approche plus ciblée pour notre marketing?
- Vous venez d?être nommé directeur général de la MFA. Quelles sont vos priorités -immédiates ?
Le développement du port franc sous ma direction se fera dans la continuité. Nous poursuivrons les actions et stratégies énoncées dans le Plan stratégique couvrant la période 2002-2005. Ce plan préparé par la MFA, contient déjà les grandes orientations devant être adoptées afin de positionner le port franc comme plate-forme régionale de logistique.
-Il y aura très probablement une approche qui vous sera propre?
Je compte privilégier trois principaux axes dans le développement futur de ce secteur. Je mettrai l?accent sur la régulation et le contrôle. Les systèmes de contrôle en place dans les différentes zones de port franc seront renforcés. Des audits seront effectués à des intervalles plus réguliers.
Nous pensons rendre les opérations plus efficientes et simplifier les procédures grâce à l?informatique. Nous avons déjà commencé l?informatisation de la documentation concernant l?entrée et la sortie des marchandises au port franc.
Il faut s?assurer que les opérateurs et les développeurs respectent les lois en place. Nous renforcerons à cet effet notre équipe de régulation. Il nous faudra la collaboration de tous les partenaires concernés, notamment la douane, les autorités portuaires, la Cargo Handling Corporation, les développeurs et les opérateurs.
Nous nous attendons à ce que les développeurs respectent les conditions imposées dans les Master Agreements qu?ils ont signés avec nous. Cela per-mettra une bonne gestion des terrains que nous avons mis à leur disposition afin qu?ils puissent construire de nouvelles infrastructures.
- Que prévoyez-vous en termes d?efforts de promotion du port franc ?
La MFA continuera à promouvoir la plate-forme logistique au niveau international. Une campagne agressive sera entreprise dans le but d?attirer l?investissement dans ce secteur et développer de nouveaux marchés pour les opérateurs. Nous comptons ainsi organiser des missions de promotion en Australie et en Afrique du Sud.
Je dois préciser que les développeurs font la promotion de leurs services et de leurs infrastructures auprès des opérateurs existants et potentiels. Des activités de marketing entreprises par les développeurs privés à Dubayy et en Afrique du Sud ont permis d?attirer des investisseurs pour le port franc.
- Qu?en est-il de la diversification des marchés et celle des services du port franc ?
Une approche plus ciblée sera adoptée pour les prochains efforts de marketing. Cela permettra de mieux promouvoir des secteurs spécifiques tels les produits de la mer, le textile, l?agroalimentaire, les produits pharmaceutiques, la bijouterie, de même que les activités d?assemblage et de transformation mineures.
Nous allons promouvoir les possibilités d?entreposage avec, en toile de fond, la réexportation vers l?Afrique. Nous proposons aux industriels étrangers que nous
ciblons de voir le coût total de cette opération. Dans cette optique, le port franc pourra leur être très avantageux.
Dans le cadre des efforts de diversification de marchés, nous sommes en train de cibler les pays de l?Afrique de l?Ouest. Nous nous sommes concentrés jusqu?ici sur l?Afrique de l?Est et l?Afrique australe. Une délégation d?hommes d?affaires vient de rentrer d?une mission que nous avons organisée au Sénégal. La visite s?est avérée fructueuse pour nombre d?entre eux, car plusieurs contrats commerciaux ont pu être signés. Une mission similaire est prévue au Ghana au début de l?année prochaine.
En raison de la baisse du volume des activités enregistrées sur Madagascar, nous comptons nous y rendre prochainement afin de nous relancer sur ce marché.
Les opérateurs pourront profiter de la mise en place prochaine d?un Trade Information System qui leur permettra d?obtenir des informations commerciales sur les différents pays. Nous mettrons en place un portail qui assurera une meilleure visibilité du secteur grâce à l?outil Internet.
- Beaucoup d?opérateurs se plaignent des tracasseries administratives auxquelles ils ont à faire face?
La MFA a un rôle de facilitateur. Je compte mettre l?accent sur cet aspect à travers une utilisation intensive de l?informatique. Nous avons déjà mis en place un réseau d?information à haut débit par câble de fibre optique pour tous les échanges entre les développeurs privés de la MFA. Nous avons aussi mis en opération des systèmes informatiques pour l?octroi électronique des licences d?opération au port franc et pour le suivi des déclarations électroniques pour les marchandises. Par ailleurs, un soutien accru sera apporté aux opérateurs pour qu?ils puissent accroître leur volume d?activité au port franc.
Nous accorderons un intérêt particulier aux divers problèmes que rencontrent les opérateurs dans leurs transactions journalières. Comme déjà indiqué dans notre plan stratégique, notre objectif est que le port franc puisse fonctionner dans un environnement paperless.
- Certains estiment que le port franc n?a pu vraiment décoller ?
Quand le port franc a vu le jour en 1992, il n?y avait qu?un encadrement légal, le Freeport Act de 1992 et des incitations fiscales. Aujourd?hui, le bilan est à la hauteur des développements réalisés. Le port franc est constitué de dix zones réparties sur une superficie de plus de 75 000 mètres carrés. Il représente une plate-forme logistique intégrée avec des infrastructures modernes répondant aux normes internationales. Ces infrastructures comprennent des entrepôts secs, des chambres froides, des centres de transformation, des bureaux, et un centre d?expositions.
Les développeurs privés ont investi massivement dans ces infrastructures avec un chiffre de plus de Rs 2,5 milliards. Le Mauritius Freeport Development (MFD) a entamé la deuxième phase de son développement avec un investissement de Rs 325 millions.
Il y a, à ce jour, plus de 350 opérateurs au port franc. Ils ont généré un chiffre d?affaires de Rs 14 milliards durant l?année financière écoulée. Des hommes d?affaires ont su développer une expertise dans le négoce dans la région grâce au port franc.
Il y a aussi des multinationales telles Boxmore, Nestlé, Paxar et Nokia qui ont fait du Port franc leur base de distribution régionale.
- Quels sont les projets de la MFA dans le moyen terme?
La MFA compte beaucoup sur la concrétisation de deux projets importants afin d?assurer le développement du port franc : la mise en place d?une freeport zone à Riche-Terre et du Airport Logistics Centre à l?aéroport. L?objectif principal de la zone à Riche-Terre sera de mettre à la disposition des développeurs potentiels des terrains viabilisés. Les terrains que nous avons dans la région du port sont limités et sont destinés essentiellement aux services qui sont logistics-intensive, soit des activités qui génèrent des trafics relativement plus importants comme l?entreposage et la réexportation.
Nous pensons que le port franc devra cibler davantage des activités à valeur ajoutée comme la transformation légère et l?assemblage. Il y a cette nécessité d?identifier d?autres sites qui pourront être déclarés zones de port franc. Des investisseurs pourront y trouver des terrains déjà viabilisés qui faciliteront la mise en place de leurs infrastructures de logistique.
Notre projet de développement à Riche-Terre pourra se faire conjointement avec d?autres partenaires comme le Board of Investment (BOI) ou la Small and Medium Industries Development Organisation (SMIDO) qui ont besoin de terrains viabilisés pour attirer des investisseurs potentiels. D?autre part, le Airport Logistics Centre est devenu une priorité, non seulement pour le port franc mais pour le pays en général. La création d?une zone franche commerciale à l?aéroport est indispensable pour tout pays qui souhaite se positionner comme un business hub. Le Air Cargo Village à Dubayy, par exemple, a été un élément important dans la stratégie de ce pays à se positionner comme une plate-forme de logistique dans la région.
Le Airport Logistics Centre comprendra, entre autres, des entrepôts secs, des chambres froides, des zones de transformations mineures, un centre d?exposition permanent, et bien sûr un centre d?affaires. Nous avons déjà entamé des discussions avec des partenaires potentiels de ce projet, dont le Airports of Mauritius Ltd, Air Mauritius et d?autres investisseurs et opérateurs, tels les prestataires de service courrier.
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