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Repères
<B>Tourisme : Maurice doit retrousser ses manches</B>
Si Maurice veut atteindre une croissance de 8 % en termes d?arrivées touristiques cette année, elle a intérêt à concentrer ses activités promotionnelles sur des stratégies commerciales ciblées. Elle doit promouvoir l?image d?une destination qui offre autre chose que ses plages et ses hôtels. Il faut miser sur les produits d?écotourisme et les nouveaux espaces de loisirs. Le défi sera dur à relever : le marché du voyage a considérablement chuté en France, notre principal marché touristique, en raison du syndrome respiratoire aigu sévère et des effets de la guerre en Irak. Seulement 65 % (comparé à 73 % l?an dernier) de Français ont l?intention de voyager cette année. Cinquante-neuf pour cent d?entre eux ont modifié leurs habitudes. Les Français deviennent de plus en plus prudents en termes de dépenses : 64 % passeront leurs vacances dans leur pays et 23 % visiteront l?Europe. Seuls 16 % ont décidé de partir à l?étranger. Ce sont là les chiffres recueillis par la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) dans son Budget Highlights 2003-2004. Ce document indique que toutes les destinations touristiques ont souffert des conséquences du Syndrome respiratoire aigu sévère et des retombées de la guerre en Irak, sauf Maurice. À court terme, le pays bénéficiera du tourisme haut de gamme. Le marché ciblé résiste à la récession, la motivation de ces consommateurs dépend en effet du désir de voyager. La sécurité, la tranquillité, le bien-être et l?hospitalité restent ses principaux atouts. La MTPA doit maintenant retrousser ses manches pour atteindre les objectifs fixés.
<B>Commerce international :Cuttaree défend nos couleurs</B>
L?imminence du sommet ministériel de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancun, au Mexique accélère les tractations dans les couloirs des organisations internationales. Jayen Cuttaree, le ministre de l?Industrie et du commerce international a ainsi entamé une tournée à l?OMC et à l?Union européenne (UE) durant la semaine écoulée. Il y a défendu les intérêts de Maurice, mais aussi plus largement ceux des petites économies vulnérables. Cuttaree s?est arrêté à l?UE à Bruxelles en début de semaine pour s?assurer du soutien de Pascal Lamy, le commissaire européen au commerce. Ce dernier a même évoqué la création d?un fonds d?aide pour permettre aux pays de la zone Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP) de faire face à la libéralisation du commerce internationale. À l?OMC, Cuttaree a rencontré Louis Girard, auteur de la proposition qui préconise l?élimination des préférences tarifaires sur les produits non agricoles. En milieu de semaine, Jayen Cuttaree s?est entretenu avec Rubens Ricupéro, secrétaire général de la United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD) et le directeur général de l?OMC, Supachai Panitchpakdi.
Il a défendu le cas des petites économies vulnérables auprès d?eux et leur a demandé de faire en sorte qu?elles puissent bénéficier d?un régime dérogatoire, qui permettrait une disparition graduelle des préférences tarifaires dont ils bénéficient. Cela leur éviterait ainsi de subir de plein fouet la concurrence des États industrialisés ou émergents quand les baisses tarifaires se généraliseront.
<B>Les contrefacteurs frappent de nouveau</B>
Personne n?est à l?abri des contrefaçons. Des pâles copies des produits WD-40 utilisés dans le secteur industriel, maritime et aéronautique sont actuellement vendus au nez et à la barbe des autorités. Importés d?Asie, ils sont mis en vente sur le marché local où ils trouvent rapidement preneurs. Hassam Boodhoo, le distributeur exclusif des produits WD-40, fabriqués en Grande-Bretagne, tire la sonnette d?alarme. « Ce commerce parallèle cause un gros manque à gagner. De plus, les utilisateurs s?exposent à des risques en utilisant ces appareils qui n?ont pas été fabriqués selon les normes. »
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