Publicité
Dominique Marisson vide son sac
Remerciée pour ses fonctions de Team Manager de la préselection féminine de basket, elle ne digère toujours pas cette décision. Elle lève le voile sur des incidents survenus lors du stage à la Réunion.
D?emblée, Dominique Marisson se qualifie comme étant une personne franche, trop parfois. ?J?ai toujours été franche et je crois que c?était mon erreur?, dit-elle. Après avoir été remerciée verbalement par la Fédération mauricienne de basket-ball le 27 juin dernier, soit le jour de la deuxième rencontre entre la présélection féminine et les Françaises de GIF Essonne, elle estime que c?est une décision arbitraire.
?Je trouve bizarre d?avoir été sanctionnée par le ministère de la Jeunesse et des Sports alors que j?ai le soutien de la fédération. Je touve dommage que le ministre ait refusé de me recevoir et n?a écouté qu?une seule version pour prendre sa décision?, confie celle qui est également l?entraîneur de BBRH Hoop, multiple championne de Maurice.
Une version qui, selon la principale concernée, est totalement erronée. ?Le ministère se base sur le fait qu?on m?ait vu faire l?entraînement avec les filles lors du stage à la Réunion?, lance-t-elle. ?Je n?ai jamais animé de séance d?entraînement. Est-ce qu?attraper un chrono quand tout le monde faisait du footing le matin est considéré comme un entraînement ? J?attrapais le chrono car c?est moi qui courait le moins?, se défend-elle. Toujours dans le cadre de ce stage de deux semaines à l?île soeur, plus précisément au CREPS de la Plaine-des-Cafres, Dominique Marisson, qui agissait en tant que chef de délégation, ne cache pas son amertume quant à certaines choses qui se sont déroulées là-bas. ?Dany Rohan (NdlR : président de la FMBB) m?a raconté que la présélection masculine nationale qui était en stage quelques jours avant nous, avait deux vans à leur disposition et ce, 24h/24h?, soutient-elle.
Selon la facture du CREPS, il y a effectivement 19 personnes qui y avaient séjourné sur les 18 prévues (14 joueurs, 1 entraîneur, 1 chef de délégation, 1 masseur et 1 Team Manager).
Cette situation a suscité la frustration de la principale concernée et elle explique pourquoi. ?Ce que je n?accepte pas c?est qu?on ne nous a pas traitées sur un pied d?égalité. Pendant la deuxième semaine du stage, une fille était blessée au genou. Nous avons tenté d?avoir le van du CREPS, mais il n?était pas disponible. Nous avons dû appeler les pompiers pour l?emmener à l?hôpital de Saint-Pierre?, souligne-t-elle.
L?ex-Team Manager fait aussi ressortir dans son récit : ?Le lendemain, deux autres filles sont tombées malades. Comme on ne pouvait pas les véhiculer, on a appelé un médecin privé qui les a auscultées et en a déduit qu?une avait un début de gastro et l?autre une très forte poussée de fièvre. C?est avec la contribution de deux filles que j?ai payé les frais du docteur. Tout cela pour dire qu?on a eu un sacré problème de transport alors que les garçons avaient deux vans à leur disposition.?
Autre incident que Dominique Marisson raconte sans retenue, c?est celui impliquant un entraîneur réunionnais. ?Je n?ai rien contre cette personne. C?est quelqu?un d?extraordinaire et il a une bonne réputation en tant qu?entraîneur et sait comment s?y prendre avec les filles. Mais lors de la deuxième séance d?entraînement qu?il a eue avec elles, il a été très négatif. Le lendemain, j?ai demandé le pourquoi de cette réaction car j?estime que j?avais ce droit en tant que chef de délégation. Je pense que c?est ce genre de questions-là qui ont dérangé?, fait-elle ressortir.
En fait, Dominique Marisson nourrit beaucoup de regrets. ?J?aime le basket. Ce que je regrette le plus c?est qu?au lieu de m?occuper de la présélection de 17 heures à 21 heures, j?aurais pu utiliser ce temps à meilleur escient?, estime l?ancienne encadreuse qui accorde son soutien total au DTN Faida Antoine de Padoue qui avait été remercié le même jour qu?elle. ?J?ai voulu défendre l?équipe et j?ai été sanctionnée pour cela?, laisse-t-elle échapper.
Publicité
Publicité
Les plus récents